L'alu fait baisser le poids des bennes

Plus léger que l’acier, l’alu permet d’augmenter la charge utile. Un utilisateur pourra donc transporter plus de marchandise et donc réduire ses coûts de transport sans enfreindre la législation.
L’aluminium est d’abord apparu avec certains accessoires, comme les rehausses. Il a poursuivi son chemin avec les caisses. Leboulch va encore plus loin, en proposant une benne totalement en aluminium (caisse, châssis et flèche). D’autres comme Benalu, nouvel acteur sur le marché agricole mais connu dans le monde routier, se contentent de la caisse et du châssis. L’aluminium n’a d’intérêt que s’il réduit le poids de la benne, c’est pourquoi d’après Thierry Camus, chef des ventes France – Belgique- Angleterre chez Benalu, «l’alu n’est pas obligatoire partout. Nous avons fait le choix d’une flèche en galva. Pour certaines pièces comme celle-ci, l’aluminium impose trop de renforts pour être assez solide. » Cela se traduit par une augmentation du poids, pour finalement s’approcher de celui d’une flèche en acier. Le prix de l’aluminium, plus cher que celui de l’acier, engendrerait un surcoût pour le moins injustifié.
Les constructeurs emploient l’aluminium pour les gros modèles uniquement. Bien souvent, les « gammes alu » débutent à partir de 24 tonnes de PTAC, jusqu’à 32 tonnes maximum. Seuls ces modèles justifient l’utilisation d’aluminium.
Certaines conceptions de caisse s’illustrent par un côté en simple paroi, comme une benne traditionnelle. Leboulch, se démarque par sa caisse monocoque renforcée avec double ceinture. Des lattes d’aluminium de 3 mm d’épaisseur en profilé nid d’abeille, se clipsent simplement les unes aux autres. Par exemple, un modèle Toutalu de 32 tonnes de PTAC pèse 7 tonnes à vide. L’emploi d’aluminium permet un gain de l’ordre de 3 tonnes comparativement à un modèle équivalent en acier », argumente Thomas Coquelin, inspecteur commercial chez Leboulch.
Même si le gain de poids reste l’argument majeur, les caisses en aluminium présentent d’autres avantages, comme le transport de matières plus ou moins corrosives, à l’image de l’engrais.
En termes de conception, l’alu impose certains aménagements techniques. Bon nombre de remorque en aluminium disposent d’un vérin de déchargement frontal. Pas plus gourmand en hydraulique, ce dernier assure surtout, selon les constructeurs, une meilleure stabilité mais également un effort de levée moindre. Selon Thierry Camus, « il est plus facile de lever un objet en le prenant par le haut, que de le soulever par le dessous. » Seul, le constructeur La Campagne se distingue de ses concurrents par un dispositif de déchargement horizontal, tout droit issu des semi-remorques. 24 planches en aluminium, dans le fond de la caisse, progressent alternativement pour vidanger la remorque. Idéal pour les matières compactes, avec des céréales, des betteraves ou des pommes de terre, un volet accompagnateur, fixé à des rails, expulse en même temps la marchandise. Seul bémol, il ne se replace pas seul à l’avant de la caisse.
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