« Si c’était à refaire, je veux dire, si j’étais 15 années en arrière, je me poserai beaucoup plus de questions avant de m’installer. » Emmanuel Geslot est réaliste lorsqu’il regarde le chemin parcouru. « Moi et mon épouse, nous avons galéré. A deux, on a fait d’énormes efforts pour un salaire de 2000 euros pour nous deux… Alors si j’ai un conseil à donner aux porteurs de projet en maraîchage, c’est justement de bien délimiter son projet et de se poser les bonnes questions. »
Retour en arrière, 15 ans plus tôt. En 1997, Emmanuel Geslot et son épouse s’installent à Puech Auriol, à côté de Castres, sur une exploitation de 7 hectares. « En fait, nous avons démarré avec 5000 m2 de terre et 1000m2 de serre, pour produire des légumes, le tout en vente directe sur les marchés. J’étais spécialisé sur la production et mon épouse s’occupait de la commercialisation. »
Pendant 10 ans, le couple «galère» selon les propres termes d’Emmanuel. «Entre le tracteur, l’irrigation, le matériel et les serres, cela faisait beaucoup d’investissements» explique le maraîcher qui s’est installé hors cadre familial. «15 ans après l’installation, ça commence à aller mieux. On a atteint un rythme de croisière sur la partie production.» Emmanuel et son épouse peuvent désormais développer leur projet de vie : vivre au rythme des saisons dans leur maison bioclimatique, apporter sur l’exploitation le travail du cheval pour limiter l’impact sur l’environnement... Des évolutions qui n’auraient pas été possibles il y a dix ans.
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