Une campagne 2011 pas si mauvaise

Sans surprise, la rudesse climatique a alimenté les débats : « Nous avons connu un début de campagne très sec, le printemps a été estival. En revanche, note Chloé Malaval-Juéry, ingénieur régional Auvergne chez Arvalis, au niveau des précipitations, c’est une année médiane, les pluies ont simplement été très mal réparties. Les précipitions du mois de juillet ont permis de rattraper le nombre de grain par épis. Cette sécheresse a eu un impact majeur : les plantes ont subi un fort stress hydrique.
La pyrale peu active en 2011
Une surveillance biologique était établie auprès de trente-cinq parcelles. Cette année, la première capture a été faite le 23 mai, « c’est tôt par rapport à d’habitude, mais ça ne s’est pas affolé après, et le pic de vol a été observé entre le 22 et le 27 juin. Fait marquant de l’année, compte tenu de la sécheresse importante, les captures ont été très faibles. Les dégâts ont été localisés. La zone de pression se situe chaque année à la frontière entre le nord du Puy-de-Dôme et la sud de l’Allier, c’est là qu’il y a des problèmes quand il y en a », commente Chloé Malaval-Juéry
Pour complémenter la lutte contre la pyrale, il est recommandé de broyer finement les résidus dès l’automne, et de suivre l’évolution des vols au printemps au travers du Bulletin de Santé du Végétal.
La chrysomèle gagne du terrain
La chrysomèle des racines de maïs : 2011 est marquée par l’augmentation du nombre de capture de cet insecte venu de l’est (forte concentration en Hongrie et République Tchèque). On dénombre 1463 adultes capturés en juillet, aout et septembre 2011 sur toute la France, contre 100 en 210. Pas de capture en Auvergne, mais 1109 captures en Rhône-Alpes. « Au début, on pensait que la bestiole voyageait en avion mais il paraît plus probable qu’elle profite des convois de camion venus de l’est, note Jean-Louis Laurent. Alors, si vous avez une parcelle située à proximité d’une aire de repos de camion, soyez attentif ».
Les pucerons font profil bas
Les pucerons : « On s’attendait à une année à puceron mais seulement trois parcelles on atteint le niveau 2 (jusqu’à 50 pucerons par plante), donc, c’est très raisonnable », affirme Chloé Malaval-Juéry.
Moins de corvidés grâce aux semis groupés
Des corvidés plus discrets : « Cela s’explique facilement, commente Yann Flodrops, ingénieur régional maïs chez Arvalis ; les semis sont groupés donc la pression est plus diffuse, la profondeur des semis est plus accrue donc les graines sont moins accessibles, d’autres ressources alimentaires sont disponibles aux moments critiques. Cependant, la corneille noire est une espèce bien présente
L'observatuion reste indispensable
Implication des observateurs : « Il est important que les observateurs fassent remonter leur relevés, car cela permet de montrer l’état réel de la situation au niveau administratif, ce qui peut, par la suite engendrer une série de mesure », insiste Chloé Malaval-Juéry.
Des rendements satifaisants
Le rendement : sur les régions Centre, Ile-de-France et Auvergne, le maïs se porte bien puisque le rendement progresse encore. « On constate, en effet une augmentation de 1,3 quintaux par hectare et par an pour l’Auvergne.» La situation reste cependant disparate entre l’Allier et le puy-de-Dôme, « il est donc difficile de généraliser ».
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