Le Paysan Tarnais 06 juin 2019 à 08h00 | Par D. Monnery

Cette année atypique donne des fourrages de qualité

L’arrivée très précoce du printemps a provoqué un démarrage rapide de la végétation, stoppée quelques semaines plus tard par le retour des gelées. Au final l’année est plutôt belle.

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“Rien ne sert de courir, il faut partir à point”, nous enseigne La Fontaine dans Le Lièvre et la tortue. Quatre siècle plus tard, l’adage se vérifie toujours avec la météo de ce début d’année 2019. “Nous avons eu une année atypique, constate Jean-Bernard Mis, conseiller herbe à la Chambre d’agriculture du Tarn. Le printemps a été relativement précoce, chaud et sec (voir tableau des températures moyennes ci-dessous), ce qui a entraîné un démarrage précoce de la végétation. Puis nous avons connu des gelées blanches en avril, ce qui a eu pour effet de stopper la végétation.” Au final, les observations conduites ces derniers jours montrent un retour à la normale: “On a perdu l’avance de la sortie de l’hiver”, note Jean-Bernard Mis.

Sortir les animaux après Réalmont, c’est fini

Le mois de février a été très printanier avec des températures maximales qui ont atteint 22°C et une pluviométrie proche de zéro. En mars, la végétation a donc démarré très fort. Cette précocité était d’ailleurs plus avancée sur la partie montagne où les températures ne sont pas trop descendues en dessous de 0°C, à la différence des bas fonds en plaine. Davantage de températures négatives ont ainsi été relevées à Albi et Lavaur qu’à Montredon-Labessonnié et Tanus.

Le stade des 250°Cj, synonyme de mise à l’herbe en fonction de la portance des sols, a donc été atteint très rapidement. “Il ne faut plus se dire qu’on sort les animaux après la foire de Réalmont, insiste Jean-Bernard Mis. On lutte contre ce type de pratiques liées au poids des habitudes. Maintenant, il faut partir du principe qu’on met les animaux à l’herbe dès la mi-mars.” L’important est de ne pas gaspiller cet aliment de qualité. Car si elle est trop haute, l’herbe sera piétinée par les animaux, elle sera couchée et ne sera donc pas consommée. Ce qui, au final, serait préjudiciable pour les performances du troupeau.

Des fourrages de qualité en quantité

Conséquence de ces conditions climatiques atypiques : la première récolte en avril a été précoce pour l’ensilage et l’enrubannage, en plaine et en moyenne montagne (inférieure à 600m d’altitude). ”Cela donne des fourrages qualitatifs en bonne quantité, le ressenti est très positif”, constate Jean-Bernard Mis.

Au-delà de 600 m d’altitude, dans le secteur Lacaune, on commence en revanche à peine à récolter et le beau week-end de l’Ascension devait sonner le lancement des chantiers.

En plaine, on observe désormais le démarrage des deuxièmes coupes, pour les ray-grass notamment. Et la saison des foins ne devrait pas tarder.

D. Monnery

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