Le Paysan Tarnais 10 septembre 2020 à 08h00 | Par F. Roussel

L’enrubanné a évincé l’ensilage grâce à la presse balles rondes

Polyculteur-éleveur sur 100 ha à Sorèze depuis 7 ans, Alexandre Cruzel souhaitait changer de presse. L’enjeu était fort pour mettre sur pied une nouvelle stratégie fourragère.

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- © Le Paysan Tarnais

Après avoir augmenté son troupeau à 60 mères Blondes d'Aquitaine, Alexandre Cruzel a fait le choix de l’autonomie dans ses chantiers de stocks fourragers. C’est ainsi que l’ensilage de maïs a disparu de l’équation. «Il était stocké en silo taupinière et c’était parfois compliqué l’hiver d’aller le charger, sans compter les pertes au stockage.» La récolte en vert était dans la ligne de mire de l’éleveur.

CHANGEMENT DE RATION

L’achat de la Kuhn FB 3130 (chambre fixe) lui a facilité ce changement. «De 250 bottes par an, on est monté à 530 cette année. Sans cette nouvelle presse, on n’aurait pas réussi ce changement. Elle m’a épaté, surtout dans les ray-grass assez verts !» confie l’agriculteur. Il enrubanne aussi des méteils (avoine, vesce, pois, fèverole) qui sont rentrés dans la rotation lors du changement de machine. Semé derrière une céréale à paille, le méteil est récolté avant le maïs grain demi-précoce implanté mi-mai. «Il n’y a aucun problème pour presser et les vaches en raffolent», constate Alexandre Cruzel. Cette année, un moha,associé à un trèfle d’Alexandrie, après une céréale à paille a été semé mi-juillet. L’objectif est de faire une coupe dès l’automne.

HAUTE DENSITÉ ET GROSSE CADENCE

Le changement de presse s’est accompagné d’un gain de place dans les hangars. Plutôt bienvenu car il fallait parfois laisser des bottes de paille dehors. Le réglage du serrage de l’ancienne presse était difficile ; au maximum, les bottes pesaient 200 kg en foin et 140 kg en paille. “Le serrage est bien plus facile à régler sur la Kuhn”, souligne Alexandre Cruzel. Dorénavant, les bottes de 1,30 m contiennent au minimum 50 à 60 kg en plus. Le gain de densité est doublé d’un débit de chantier radicalement amélioré : «Cette année, j’ai fait 1300 bottes sans bourrer.» L’assurance de valoriser les fenêtres météo courtes grâce au débit de la presse a contribué à une fin de la fenaison plus tôt que prévu.

Le gain de vitesse de travail s’explique par le pick-up de 2,30 m contre 1,50 m auparavant. Le liage au filet est un autre point qui a augmenté le débit. «Même si le filet a un coût légèrement supérieur, je ne regrette pas d’avoir fait l’impasse sur l’option liage par ficelle», précise l’éleveur. Les risques d’avaries à cause des cailloux et sa distribution de la ration ne rendaient pas la présence de couteaux pertinente.

Alexandre Cruzel apprécie également le graissage centralisé ainsi que la lubrification automatique des chaînes. Le choix de la presse s’est aussi fait sur la proximité du concessionnaire et du tarif jugé raisonnable. Pour sa première campagne, cette «acquisition logique au vu des besoins» a vraiment emballé l’agriculteur.

F. Roussel

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