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La commission agribashing se met en place dans le Tarn

Une commission agribashing a vu le jour sous l’égide du préfet du Tarn, réunissant les représentants de la profession, les forces de l’ordre et les OPA. Explications.

C’est une nouveauté dans le département. Une commission agribashing a été constituée sous l’égide du préfet, Jean-Michel Mougard. La première réunion qui a porté cette cellule de veille sur les fonts baptismaux s’est tenue jeudi 9 janvier à la préfecture en présence des syndicats agricoles, de la Chambre d’agriculture, des forces de l’ordre (police et gendarmerie), de la DDT et des services préfectoraux. Laurent Viguier y portait la voix de la FDSEA du Tarn.

L’objectif de cette commission est de définir les contours de l’agribashing et de faire un état des lieux de la situation dans le Tarn.

“L’agribashing peut prendre une forme physique avec des intrusions, de la casse, etc. qui est juridiquement répréhensible, souligne Christophe Rieunau qui représentait la Chambre d’agriculture à cette réunion. Il peut aussi se produire de façon plus sournoise et plus fréquente sous forme de délation, d’insultes, d’attaques personnelles. Tout cela, à la longue, affecte le moral.”

Outre la réalisation d’un état des lieux dans le département, la commission visera à renforcer les liens entre les différents protagonistes et à mieux faire remonter les difficultés rencontrées par les uns et les autres sur le terrain. A ce titre, la MSA et la DDCSPP devraient prendre part aux prochaines réunions, ainsi que l’association des maires à l’issue des élections municipales.

“J’ai tenu à rappeler au préfet le rôle des élus locaux en cette période électorale, déclare Christophe Rieunau. Ils ne doivent pas oublier qu’ils sont partie prenante du maintien de l’ordre dans leurs communes. A ce titre, ils doivent être avant tout des médiateurs et non jeter de l’huile sur le feu.”

Faire accepter le métier et les pratiques agricoles sera aussi l’un des enjeux de cette commission.

“Il ne faut jamais oublier la situation humaine des agriculteurs, insiste Christophe Rieunau. A côté de la question du bien-être animal, il y a aussi de la souffrance sociale qui fait qu’on peut être amené à ne plus s’occuper de ses animaux. La société doit s’occuper de ces hommes et non les enterrer.»

D. Monnery

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