Le Paysan Tarnais 06 février 2020 à 08h00 | Par D. Monnery

La FDSEA du Tarn en action pour relever les défis de demain

Le congrès électif de la FDSEA du Tarn, vendredi 31 janvier à la Chambre d’agriculture, a rassemblé de nombreux agriculteurs. Les échanges ont été riches autour des sujets du moment.

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Un proverbe français assure que le bonheur et la tranquillité d’un homme dépendent en partie de ses voisins. Il en va de même pour l’agri- culture, à en croire les débats qui ont animé le congrès de la FDSEA du Tarn, vendredi 31 janvier à la Chambre d’agriculture. La problématique des zones de non traitement (ZNT), et le certain flou qui encadre toujours l’application de ce décret, a beaucoup fait réagir l’assemblée. Le thème de la journée, «Du glyphosate aux prestations pour services environnementaux, quel dialogue avec la société», développé par Hervé Lapie du bureau de la FNSEA, a bien mis le doigt sur l’un des principaux enjeux du moment pour le monde agricole. Et les échanges publics de l’après-midi ont permis au président de la FDSEA du Tarn, Philippe Jougla, entouré à la tribune de la vice-présidente, Marie-Line Bruel, du président de la Chambre d’agriculture du Tarn, Jean-Claude Huc, du président des Jeunes Agriculteurs du Tarn, Christophe Rieunau, et du DDT, François Cazottes, de faire passer le message aux trois députés tarnais assis côte-à-côte au premier rang : Marie-Christine Verdier-Jouclas, Jean Terlier et Philippe Folliot.

«On donne vingt ans aux constructeurs automobiles pour mettre au point un moteur propre, on ne peut pas accorder trois jours aux paysans pour changer de pratique !», s’offusque Hervé Lapie, président de la FDSEA de la Marne, en charge de l’environnement et de la biodiversité au bureau FNSEA. «Il est hors de question d’accepter les ZNT», assène-t-il.

«Besoin de vision»

Alors que la charte riverain élaborée par la FDSEA, les JA et la Chambre d’agriculture a récemment été signée par le Conseil départemental, l’association des maires du Tarn et l’association de consommateurs UFC que choisir, l’élu national rappelle que «les produits de santé du végétal sont là pour assurer la sécurité alimentaire et sanitaire. Il faut laisser la science s’exprimer sur le sujet et non la politique dogmatique. On n’utilise pas de la chimie par plaisir mais pour répondre aux normes édictées par les marchés». Or, face aux orientations prises par le gouvernement, beaucoup d’agriculteurs, comme l’ont montré les réactions dans la salle, se sentent délaissés et sans solution pour faire tourner leurs exploitations. Et le flou artistique qui accompagne la mise en place de la future Pac à l’horizon 2022 voire 2023 ne participe pas à les rassurer.

«Ce dont nous avons besoin, c’est de vision, de sens et de perspectives pour s’installer et faire carrière», déclare Hervé Lapie. Et l’agriculture apparaît bien comme une solution, et non une contrainte, pour répondre aux enjeux d’avenir tels que le réchauffement climatique. «Qui d’autre que nous pour stocker le carbone dans le sol ?», interroge l’élu du grand est. Et de souligner que l’Europe, aujourd’hui dépendante des énergies fossiles, dispose de toutes les cartes en main pour accompagner l’émergence des énergies propres avec la méthanisation, les biocarburants d’origine végétale ou le photovoltaïque sur les bâtiments. Quels contrats passer pour réaliser ces prestations pour services environnementaux ? Tout est imaginable. «Mais quand on fait ça, on positionne l’agriculture comme une solution et on nous voit de façon différente», résume Hervé Lapie. Une façon positive et utile. Qui, en plus de ramener de la valeur sur les exploitations, doit permettre d’en finir avec l’agribashing et raviver la fierté d’être agriculteur.

D. Monnery

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