Le Paysan Tarnais 23 juillet 2020 à 08h00 | Par F. Roussel

Les pulvérisateurs passés au crible par le Groupe Dephy

Deux sessions de tests menées par la Chambre d'agriculture du Tarn ont révélé des résultats inattendus sur la qualité de pulvérisation.

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Les viticulteurs ont comparé le travail de leurs pulvérisateurs et de leurs buses. © Le Paysan Tarnais À gauche, le résultat avec un modèle à jets portés. À droite, avec un modèle pneumatique. © Le Paysan Tarnais

Le groupe Dephy de Gaillac multiplie les expérimentations pour juger la pertinence de différentes techniques sur le territoire local. Dans le cadre de la démar-che Ecophyto, certains tests peuvent néanmoins servir à des viticulteurs d'ailleurs et même à des maraîchers, arboriculteurs et agriculteurs. C'était le cas, fin juin début juillet, lors d'un test en conditions réelles pour observer la répartition et la pénétration de la pulvérisation sur la vigne.

Pour cela «nous avons utilisé des planches de rives et du compo bleu, précise Thierry Massol qui anime le groupe Dephy. Nous disposons les planches sur les rangs du passage du tracteur et sur le rang extérieur.» Le conseiller de la Chambre d'agriculture et les viticulteurs avaient pour objectif d'évaluer l'homogénéité de la pulvérisation et de «s'assurer que leur machine ne laisse pas de zones non protégées». Des papiers hydro-sensibles ont ensuite été posés «pour vérifier si les produits pénètrent dans la végétation et protègent bien les grappes.»

DES DIFFÉRENCES FLAGRANTES

Les résultats de ces essais ont révélé des observations qui ont surpris les viticulteurs participants : «Des différences notables, nous permettent de dire si un pulvérisateur est bien réglé, bien utilisé. Mais des questions subsistent notamment à propos de la grosseur des gouttelettes, précise Thierry Massol. Aujourd'hui, la réglementation nous amène de plus en plus vers des buses anti-dérive mais quand nous comptons 2 à 4 gouttes par feuille de vigne est ce que cela est suffisant pour protéger cette feuille ?»

Le conseiller note qu'à ce jour «ces interrogations restent sans réponse». En effet, les produits de contact reposent sur une logique où un maximum de gouttelettes doivent toucher la feuille pour être efficaces, les observations du travail des buses anti-dérive sur les papiers hydro-sensibles sèment le doute sur l'efficacité. Malgré ce brouillard de questionnement, les principes techniques dans le fonctionnement d'un pulvérisateur ne changent pas. Son concept peut être très bon, les buses doivent être de bonne qualité et en état pour assurer une pulvérisation de qualité.

F. Roussel

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