Le Paysan Tarnais 01 avril 2021 a 08h00 | Par David MONNERY

Projet de territoire du Tescou : la politique des petits pas

Un syndicat mixte doit maintenant être créé par les intercommunalités pour envisager la phase de réalisation d’un projet final, soumis à de nouvelles études.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
Bérangère Abba, secrétaire d’État en charge de la Biodiversité.
Bérangère Abba, secrétaire d’État en charge de la Biodiversité. - © Le Paysan Tarnais

C’est une avancée sous forme de petits pas que Bérangère Abba, secrétaire d’État en charge de la Biodiversité, a annoncé aux membres de l’instance de co-construction du projet de territoire de la vallée du Tescou, réunis en visioconférence, lundi 29 mars.

"Pendant quatre ans, beaucoup de travaux ont permis d’avancer de manière concrète, a-t-elle relevé lors d’un point presse qui a suivi cette réunion. La période sans précédent que nous vivons nous invite à nous affranchir des caricatures et des postures qui voudraient que les enjeux agricoles et environnementaux ne soient pas réconciliables. La mémoire de Rémi Fraisse nous impose de dessiner ce chemin commun", a-t-elle indiqué.

Pour parvenir à l’accord tant attendu, un médiateur issu de la haute fonction publique sera nommé très prochainement par le gouvernement. Son objectif sera d’entendre toutes les parties prenantes et d’arriver à faire sauter tous les "points bloquants" qui subsistent dans le dossier.

En parallèle, une nouvelle étude viendra compléter la liste de celles déjà engagées depuis quatre ans pour près de 900 000 €. Il s’agira cette fois de produire "une cartographie fine des zones humides sur l’ensemble de la vallée". Dans le même temps, l’État demande aux intercommunalités concernées de constituer un syndicat mixte chargé de porter le projet final. Ce nouvel organe décisionnaire aura pour mission première d’étudier tous les différents projets, avec leurs études d’impact, en vue d’arriver à une solution choisie dans le respect de l’avis de l’instance de co-construction. Ces travaux seront réalisés à partir "des points de référence des besoins en eau identifiés, a indiqué la secrétaire d’État, soit 473 000 m3 (+/- 10%) pour les besoins agricoles et 200 000 m3 pour les besoins du milieu". Dans un souci d’efficacité, l’État propose d’apporter un cadrage réglementaire avec ses services pour ne pas perdre de temps sur des blocages réglementaires à terme.

Si le cadre est fixé, les contours du calendrier, eux, restent encore évanescents. "L’année à venir va être décisive et intense", prédit Bérangère Abba.

D. Monnery

Trouver des solutions

Christophe Ramond, président du Département, fait savoir dans un communiqué qu’il "prend acte de l’engagement de la Ministre de valider les besoins en eau recensés, d’orienter les discussions dans une phase opérationnelle et de soutenir la constitution d’un syndicat mixte acté par l’ICC. Le syndicat mixte, en sa qualité de maître d’ouvrage, portera les projets qui permettront de répondre aux besoins en eau de la Vallée". Au sujet des nouvelles études voulues par l’État, il note qu’elles "seront financées par l’État" et souhaite qu’elles s’opèrent "dans les meilleurs délais". Et de conclure : "Le projet de territoire constitue une démarche exemplaire. Il faut trouver des solutions face au désarroi des agriculteurs de la Vallée et répondre aux attentes sociales, économiques et environnementales de ce bassin de vie".

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Paysan Tarnais se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,