Lautrec
Ail rose : un record de précocité pour la récolte
Après les fortes chaleurs de mai et juin, les producteurs d’ail rose ont démarré l’arrachage avec une dizaine de jours d’avance. La qualité semble bonne mais le calibre et le rendement un peu plus faibles.
Après les fortes chaleurs de mai et juin, les producteurs d’ail rose ont démarré l’arrachage avec une dizaine de jours d’avance. La qualité semble bonne mais le calibre et le rendement un peu plus faibles.
Cette année, la récolte d’ail rose de Lautrec a démarré plein pot à la mi-juin, avant les vagues de chaleur, pour éviter d’arriver au moment où l’ail se plie et perd ses premières feuilles. “On a battu le record de précocité”, relève PierreLouis Joqueviel, président de la coopérative Alinéa. “Malgré ça, la récolte s’est très bien passée en conditions sèches”, poursuit-il. Pas de “terre amoureuse” qui colle aux bulbes et demande plus de travail. “La qualité est très bonne, on a beaucoup de peaux saines. Et on ne devrait pas avoir de problème de café au lait cette année”, explique Pierre-Louis Joqueviel. Ce dernier estime que la production certifiée Label rouge et IGP devrait donc être au-dessus de 50% (celle-ci oscille entre 40 et 60% d’une année à l’autre).
Perte de volume et de rendement
En revanche, le calibre et le rendement ont diminué. “On a eu une perte de volume et de rendement”, témoigne Cédric Pradelles, producteur et élu au Syndicat de l’ail. Même constat chez Sébastien Marty à Lautrec pour qui la récolte est “correcte” “mais si on avait eu 50 mm de pluie en plus au printemps ça aurait été mieux”. Ce dernier espère produire entre 3,5 et 4 tonnes à l’hectare. Ce sera toujours mieux que l’année dernière où un orage avait détruit plus de la moitié de la production dans le Lautrécois.
Désormais le séchage de l’ail est en cours et devrait, là aussi, durer moins longtemps que les deux à trois semaines habituelles. “On n’est pas encore à l’abri de mauvaises surprises” prévient Sébastien Marty. Le syndicat et la Cuma ont investi dans des frigos pour stocker la production une fois séchée et éviter ainsi la propagation de maladies avant le lancement de la commercialisation. Celleci est envisagée autour de la mi-juillet.