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Association des salariés agricoles : «On est mieux reconnu car mieux identifié»

Albi accueille le congrès national de l’association des salariés agricoles de France, du 8 au 10 mars. Ce sera le dernier pour le président tarnais de l’association Michel Marcoul.

© FNASAT

Président depuis 2009 de l’association des salariés agricole de France, le Tarnais Michel Marcoul, a souhaité mettre un terme à son engagement national, tout en conservant ses mandats locaux. Il revient sur ses années de présidence, à l’occasion de ce congrès qui accueillera 80 personnes de toute la France.

Quel bilan tirez-vous de presque dix années de mandat à la tête de l’association des salariés agricoles ?

Michel Marcoul : «Comme dans tout bilan, il y a du positif et du négatif. Le négatif c’est que nous avons perdu en cours de route quelques départements où il n’y a plus d’association ou alors qui ne sont plus très active. C’est surtout le cas dans le centre-est, en Bourgogne et Rhône-Alpes. Cela s’explique d’une part par une perte de bénévolat pour des équipes qui n’ont pas toujours su se renouveler et s’adapter à l’ère du temps, et d’autre part par la suppression de certains financements dans le domaine de l’animation. À partir d là c’est compliqué de fonctionner sur la base du bénévolat… Du côté positif, je pense que nous sommes arrivés à remettre de la cohésion dans notre réseau qui allait dans tous les sens et se délitait. Depuis deux ans nous avons changé de nom pour que l’Asavpa devienne l’association des salariés agricoles. Cela permet à notre réseau d’être mieux reconnu car mieux identifié. Cela inscrit notre fédération d’association dans l’ère du temps qui ont fait évoluer leurs missions.»

Justement quelles sont ces missions ?

Michel Marcoul : «C’est d’abord informer les salariés agricoles sur les lois sociales, etc. C’est aussi la valorisation des métiers auprès des écoles par exemple ou à travers des opérations de vulgarisation. Enfin, nous assurons un rôle de formation et d’émancipation pour les salariés. Nous comptons aujourd’hui 3 000 adhérents, mais notre mission est bien de travailler pour tous les salariés agricoles, pas uniquement pour les adhérents.»

Qu’est-ce qui vous différencie d’un syndicat ?

Michel Marcoul : «Nous ne sommes pas dans la défense ou dans la revendication pour de nouvelles conditions de travail ou la hausse des salaires, nous ne prenons d’ailleurs pas part aux négociations collectives. Nous sommes là pour transmettre toutes les informations utiles dans une neutralité parfaite.»

Pourquoi avez-vous choisi de mettre un terme à votre engagement au niveau national ?

Michel Marcoul : «J’ai toujours eu dans mes mandats des objectifs clairs et précis, et je pense qu’il faut savoir passer le relais. Lors de notre dernier congrès, qui a lieu tous les deux ans, j’avais annoncé que ce serait mon dernier mandat au niveau national, mais que je garderais mes missions aux niveaux départemental et régional. Cela nous a donné deux ans pour préparer la nouvelle équipe dans de bonnes conditions.»

Connaît-on déjà votre successeur ?

Michel Marcoul : «Ce sera à l’assemblée de l’élire, vendredi après-midi. Mais il n’y a qu’une seule candidature… Il s’agit d’Éric Passetemps, 52 ans, du Morbihan.»

C’est une fierté pour vous de passer le flambeau dans le Tarn ?

M. M. : «Oui, je suis heureux de quitter mes fonctions dans mon département d’accueil. En 2011, nous avions organisé les rencontres internationales des salariés agricoles qui avaient attiré 750 personnes au parc des expositions. Nous avions déjà eu la fierté d’avoir réussi l’organisation de ce très gros événement.»

Propos recueillis par D. MONNERY

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