Blé dur : le plan de souveraineté raboté, de 43 M€ à 28 M€
Lors de la Journée blé dur organisée à La Rochelle le 6 février par Arvalis, des représentants de l’institut technique ont indiqué que le budget du plan de souveraineté et de développement de la filière avait été raboté durant l’année 2025, passant de 43 M€ à 28 M€. Le repli de la participation étatique, compte tenu de l’instabilité gouvernementale et des restrictions budgétaires, a obligé certains acteurs privés à revoir eux aussi leurs ambitions à la baisse. Le soutien public passe de 11 M€ à 7,6 M€ environ. Parmi ces 7,6 M€, 2,2 M€ sont actés. Ce qui n’empêche pas la filière d’être optimiste. « Vu les délais d’instruction de l’État imposés par la conjoncture, nous n’avons pas attendu pour commencer à travailler. Des essais ont déjà été lancés dès la campagne antérieure pour le projet décarbonation (intitulé Blé Car Dur, NDLR), et dès l’automne dernier pour DuraSel », déclare Frédéric Gond, président du comité de pilotage de la filière blé dur d’Arvalis. « Il s’agit du premier plan blé dur financé, avec des actions concrètes sur le terrain », assure Matthieu Killmayer, animateur de la filière blé dur pour Arvalis. Les deux experts se montrent ainsi confiants quant à l’accomplissement des objectifs du plan, à savoir proposer des solutions à la fois productives, qualitatives, et durables.