Céréales : des revenus encore négatifs en 2025 pour les céréaliers, selon l’AGPB et Arvalis
Lors d’une conférence de presse tenue à Paris le 15 janvier, l’AGPB (producteurs de blé) et Arvalis ont présenté une enquête indiquant que les producteurs français de céréales et d’oléoprotéagineux (ceux considérés dans l’Otex 15 par les statistiques officielles) ont accusé un revenu annuel moyen négatif autour 5 000/6 000 € par exploitant. La situation est certes moins dégradée qu’en 2024, année de moisson catastrophique, mais reste très inquiétante. « Cela fait trois années consécutives que nous sommes en revenu négatif. Il aura fallu trois ans pour que les autorités daignent écouter la crise dans laquelle nous sommes. […] Le mythe éternel du céréalier en situation privilégiée (par rapport aux autres productions, notamment l’élevage, NDLR) a vécu », pointe le président de l’AGPB Éric Thirouin. Ce dernier ajoute que l’année 2026 pourrait, elle aussi, être une année de revenus négatifs, « les cours sur Euronext cette année restant aussi bas qu’en 2025 ». L’association spécialisée relance son appel de détresse envers les autorités françaises et européennes, les sommant d’avoir un projet clair sur l’avenir de l’agriculture, comme le font à leurs yeux d’autres pays, tels que la Russie, la Chine ou les États-Unis. L’AGPB a rappelé plusieurs de leurs propositions sur le long terme, telle que la création de stocks stratégiques au niveau européen, mesure sur laquelle elle poursuit ses travaux afin de préciser davantage ses besoins, et le relèvement du prix d’intervention.