Céréales : les agriculteurs « anxieux » pour les semis d’hiver 2026 (FranceAgrimer)
Lors d’une visioconférence le 16 septembre, le président du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer Benoît Piètrement a indiqué que les agriculteurs français étaient « anxieux » en vue des semis de céréales d’hiver 2026. Si les travaux sont censés commencer courant octobre pour les blés et les orges, le manque d’eau commence déjà à inquiéter. « Pour l’instant, on ne peut pas travailler les sols. Aucune pluie n’est attendue prochainement. Il y a certes encore du temps mais il faudrait vraiment qu’il pleuve », lance le président, également céréalier dans la Marne. Le manque d’eau empêche, par exemple, les travaux de préparation des sols, notamment certaines pratiques de désherbage (faux semis, déchaumage etc.), alors que les parcelles hexagonales souffrent de gros problèmes d’adventices. Ensuite, la situation des colzas ajoute aux inquiétudes. Benoît Piètrement confirme les conditions difficiles de semis et de levée dans bon nombre de secteurs, en raison de la sécheresse et d’attaque de punaises des champs. « Il faut parfois semer autre chose que du colza, mais quoi ? Agronomiquement, faire un blé sur blé est loin d’être idéal », alerte-t-il. Il ajoute craindre un certain « plan social » dans certaines zones, notamment celles intermédiaires, se traduisant par la disparition d’agriculteurs, et donc une potentielle baisse des surfaces.