Colza : les surfaces emblavées pourraient finalement n’augmenter que de 3 à 5 % (semencier)
Alors que les intentions de semis de colza étaient en hausse au début de l’été (de l’ordre de 10 %), aujourd’hui, « nous tablons plutôt sur 3 à 5 %, avec une incertitude sur les hectares non encore emblavés », rapporte Arnaud Nogues, chef marché colza chez KWS (premier acteur national du marché colza en 2025, avec 20 % de parts de marché). Selon lui, « le retard sur les chantiers d’implantation est net cette année ». En cause : « Un manque d’eau et des conditions peu propices au travail du sol et à la levée des cultures. Les agriculteurs ont donc dû patienter jusqu’au retour des pluies. Au 7 septembre, nous estimons que 85 % des semis ont été réalisés, contre 98 % en temps normal fin août. » Les parcelles en bordure maritime et en zone d’élevage sont les plus en retard : certains agriculteurs pourraient, au final, faire le choix de ne pas semer et se tourner vers d’autres cultures pour notamment, accroître le stock de fourrage, en net déficit. Rappelons que l’enjeu d’un semis précoce est d’atteindre un stade des cultures suffisamment développé autour du 20 septembre, pour résister à l’arrivée éventuelle des ravageurs. Si les altises font généralement parler d’elles, cette année, certaines régions comme la Bourgogne-Franche Comté ou le Centre-Val de Loire signalent une recrudescence de punaises avec à la clé, de possibles resemis en cas de fortes attaques. (Anne Gilet)