Insémination
Coopelso consolide son activité dans la région
Avec une activité en hausse, la coopérative se renforce et s’adapte aux enjeux du moment, pour toujours mieux répondre aux besoins des adhérents.
Avec une activité en hausse, la coopérative se renforce et s’adapte aux enjeux du moment, pour toujours mieux répondre aux besoins des adhérents.
“Il est des moments qu’il convient d’apprécier et de partager, et cette assemblée en fait assurément partie.” En ouverture, le président de la coopérative d’insémination Coopelso, Philippe Fabre, plante le décor. Le bilan de l’exercice passé est plus que positif et traduit “une forte dynamique” pour la coopérative régionale basée à Soual, malgré un “contexte général très difficile et anxiogène”. Devant une centaine d’adhérents réunis le 27 mars pour l’assemblée générale annuelle, le président et son directeur Mathieu Saint-Blancat ont ensuite dévoilé les chiffres qui traduisent cette réussite. Sur l’exercice 2024/2025, la coopérative a réalisé 101 087 IAP (inséminations artificielles premières) et en gagne 1 168 par rapport à 2023/2024. La coopérative a inséminé 64% des vaches laitières présentes sur le territoire de couverture (50 882 IAP), soit un gain de 0,7 point par rapport à l’exercice précédent. En allaitantes, 18,5% des femelles ont été inséminées, là aussi en augmentation de 0,7 point, tout comme les rustiques, avec un pourcentage de 8,4% des femelles inséminées. Ces résultats positifs pour la coopérative s’inscrivent dans un contexte national de baisse des IAP, et d’érosion du cheptel français, autant en vaches laitières (-2,4%) qu’en allaitantes (-2,2%). Pour compenser l’érosion naturelle de l’activité, la coopérative a récupéré plus de 3 000 IAP chez des utilisateurs qui n’en faisaient pas ou peu. Grâce également à 785 visites de prospection réalisées, Coopelso a gagné 1 357 IAP supplémentaires. Dans le détail des départements de couverture, Coopelso reste majoritairement présent en Aveyron (62,3% des IAP), Tarn (18,8%) et Haute-Garonne (10,4%). Le reste de l’activité est réalisé dans l’Aude, Ariège et Pyrénées-Orientales. Pour continuer à performer, les équipes de Coopelso veulent maintenir le volume d’activité, autour des offres d’IA, synchronisation des chaleurs, génotypage, transplantation embryonnaire, monitoring de la reproduction, conseil en génétique ou planning d’accouplements. “Notre crédo consiste à améliorer les résultats technico-économiques et les conditions de travail de nos adhérents. La génétique et la gestion de la reproduction sont deux éléments indispensables dans la conduite d’un élevage, Coopelso entend continuer à mettre toute son énergie au service des éleveurs et des filières régionales”, ajoute le président.
Philippe Fabre, président de Coopelso : «De nombreux éleveurs nous ont rejoints ou ont davantage fait appel à nos services. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard mais bien la concrétisation d’un travail de fond engagé par le conseil d’administration, la direction et l’ensemble des salariés. Il convient de souligner que l’augmentation du nombre d’inséminations s’est déroulée malgré l’érosion du nombre d’éleveurs et du nombre de femelles présentes sur notre territoire. Nous avons su malgré tout développer le taux d’insémination selon les différents types de production. Cela signifie que la performance de notre structure s’est améliorée. Nous avons jusqu’à présent toujours su faire preuve d’innovation, d’anticipation et d’adaptation pour répondre avec nos moyens et nos partenariats aux demandes des éleveurs. Nous allons conserver notre rôle de coopérative de services pour aider nos adhérents à affronter l’avenir sereinement.»
Une application pour mieux gérer la reproduction
Dans ce sens, et afin d’être toujours plus “performant et efficace”, le conseil d’administration de Coopelso a fait le choix d’amorcer un virage numérique. Pour améliorer la performance des troupeaux, la méthode AGIR (pour anticiper, gérer, intervenir et réagir) a été lancée pour piloter la reproduction et maîtriser deux objectifs : l’IVV et l’âge au premier vêlage. “En améliorant les résultats de reproduction et en faisant la chasse aux animaux improductifs, vous participez à l’amélioration de vos revenus, l’optimisation de l’organisation du travail quotidien et la réduction des émissions de gaz à effet de serre”, ont présenté les équipes de la coopérative. Pour aller plus loin dans la démarche, une application mobile est en cours de développement et devrait voir le jour en fin d’année 2026. Celle-ci se veut être un “véritable outil d’aide à la décision, permettant ainsi de placer la méthode AGIR au cœur du quotidien de l’éleveur”. Des premiers aperçus de l’interface de l’application ont été dévoilés aux adhérents, et les élus du conseil d’administration impliqués dans le projet ont témoigné de l’utilité de ce futur outil, bientôt à la disposition des adhérents de Coopelso.
DNC : “faire évoluer les textes pour limiter les conséquences”
En fin d’année 2025, la coopérative, comme l’ensemble des acteurs de l’élevage, a dû s'adapter à l’apparition de la DNC en Occitanie. Le président Philippe Fabre a tenu à saluer “le courage des collègues éleveurs de plusieurs départements du sud-ouest pour avoir accepté la vaccination. C’est notamment le cas du Tarn où elle a été rendue obligatoire afin d’assurer un cordon sanitaire avec le reste de la France”. Sur les zones touchées, le service insémination de Coopelso a pu se maintenir, car reconnu indispensable par les pouvoirs publics, avec la mise en place de mesures de biosécurité adaptées. Après l’apparition d’un foyer dans l’Aude, 38 communes tarnaises, dont Soual, sont passées en zone de surveillance. “La DNC étant régie par un règlement européen, celui-ci impose des restrictions très fortes en matière de circulation de la semence et des embryons, a souligné le président, aujourd’hui, sans que cela ait d’impact sur l’approvisionnement des inséminateurs, nous nous efforçons en lien avec le ministère de l’Agriculture et les service de l’État du Tarn de faire évoluer ces textes afin de limiter au maximum les conséquences.”