Assemblée générale
De l'incertitude à tous les étages pour AVS en 2025
Le bureau et les adhérents des Volailles du Ségala étaient réunis en assemblée générale vendredi dernier. Incertitudes, nouvelle dynamique… l’organisation de producteurs présente son bilan.
Le bureau et les adhérents des Volailles du Ségala étaient réunis en assemblée générale vendredi dernier. Incertitudes, nouvelle dynamique… l’organisation de producteurs présente son bilan.
“Une année riche en événements, bons et moins bons.” Sébastien Tarroux, à la tête des Volailles du Ségala (AVS) depuis près de 5 ans maintenant, ne tarde pas à entrer dans le vif du sujet pour entamer l’AG. Face à une trentaine de personnes réunies pour l’occasion à Valdériès, le président a commencé par présenter les principaux chiffres de l’année écoulée. L’organisation de producteurs tarnaise compte aujourd’hui 15 éleveurs qui produisent environ 260 000 volailles par an, partagées en poulets et pintades.
Évolution des productions
De 2016 à 2023, le nombre de poulets produits augmentait chaque année, passant de 110 000 à 165 000 il y a trois ans. 2024 marque néanmoins une baisse assez importante puisque ce total diminue de plus de 23 000 poulets, avant de voir cette courbe se ré-inverser l’an passé pour atteindre 150 000 animaux. Côté pintades, le chiffre fluctue entre 100 000 et 130 000 têtes pour une moyenne de 115 000 environ ces dix dernières années. En 2025, 111 500 pintades ont été produites par le groupement. Par rapport à la campagne passée, on retient finalement une augmentation de 5% en poulets et une baisse de 5% en pintades. “L’année s’est en effet écoulée correctement en poulets. En pintades, le début de 2025 a été correct, mais plus ça allait… moins ça allait ! À partir de juin, c’est devenu difficile. Nous nous sommes retrouvés, en septembre, avec 5 000 pintades sur le dos. Finalement, cela s’est bien terminé : nous sommes passés du stade où on ne savait pas quoi en faire à celui d’en chercher ! C’est la première fois que cela nous arrive, on n'avait jamais vu ça. À Noël, tout le monde en voulait, et nous avons passé plus de 15 jours à n’en avoir plus une seule de mise en place”, commente Sébastien Tarroux.
Plusieurs incertitudes
Augmentation des charges de fonctionnement de l'association, transport, clients... ”On essaie d’anticiper les évolutions futures”, promet le président. Sur la question du renouvellement des générations, là aussi, il reste vigilant : “On est une organisation de producteurs avec ses avantages mais aussi ses faiblesses. On doit attirer de nouveaux producteurs. Mais cela dépend aussi des événements à venir.” Pour le moment, AVS témoigne d’un chiffre constant en termes d’éleveurs, avec des départs à la retraite ayant été remplacés par du sang frais et même de nouveaux bâtiments. L’assemblée générale a alors été l’occasion de permettre de nombreux échanges et débats entre les membres du bureau, les éleveurs et bien d’autres grâce à un public bien impliqué. En fin de matinée, un temps a été laissé pour donner la parole à plusieurs représentants du groupe Grimaud, de la société avicole Socavic ou encore des Fermiers du Sud-Ouest.
Dans sa démarche, l’association des Volailles du Ségala ne souhaite pas se reposer sur ses acquis et espère débuter 2026 de la meilleure des manières, malgré les éventuels obstacles qui peuvent se dresser devant elle : “Là, dans l’immédiat, les principaux chantiers concernent l’organisation au niveau du transport, faute de certitudes vis-à-vis d’un de nos clients notamment. On va encore se gratter la tête”, souffle le président. Mais l'optimisme reste de mise : “L’année a été nerveusement intense, même si elle s’est plutôt bien terminée.”
Reprise de l’abattoir Portes : “Un heureux dénouement”
AG terminée, retour sur une actualité et une question qui a bien animé AVS tout au long de l’année : quel devenir pour l’abattoir Portes de Puylaurens ? Finalement, l’ancien gérant laisse sa place à deux jeunes repreneurs tarnais, Romé Moncéré et Alexandre Sorel. De beaux remerciements ont alors été adressés à Jean-Claude Portes ainsi qu’à sa femme, son associée, fidèles partenaires de l'organisation de producteurs. “Ce que je souhaite, c’est que ça dure et que ça se développe. Le changement va s’effectuer en douceur pendant encore quelques mois“, confie le désormais retraité. Présents pour l’occasion, les deux repreneurs espèrent eux “continuer à fournir un travail au moins équivalent”, avec des volumes qui pourraient même éventuellement augmenter.