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Décompacter sans trop bouleverser le sol

Un fissurateur Actisol était présenté le 28 juillet chez un agriculteur de Castelnau-de-Montmiral. Sa conception, issue de plusieurs décennies d’améliorations présente certains avantages.

Les participants ont noté la présence de résidus en surface sur un semis précédé par le fissurateur. À la clé, moins d’impact des précipitations et moins de soleil pour les adventices.
Les participants ont noté la présence de résidus en surface sur un semis précédé par le fissurateur. À la clé, moins d’impact des précipitations et moins de soleil pour les adventices.
© Le Paysan Tarnais

Sacrément sèches ! Telles étaient les boulbènes situées à quelques centaines de mètres de la Vère. Les conditions n’étaient pas vraiment au rendez-vous pour bien observer le travail d’un fissurateur à dents droites. Mais l’intérêt de cette démonstration résidait davantage dans la philosophie de l’outil et ses applications.

PLUS QU’UNE GRANDE DENT

Le dirigeant d’Actisol, Freddy Socheleau, a expliqué aux agriculteurs, venus chez Pascal Poujol, l’origine du concept lancé par l’entreprise au début des années 70 : «La dent est dotée d’un profil droit. L’intérêt c’est de ne pas remonter le sol». Avec 1 tonne de pression à la pointe, les dents peuvent pianoter sur leur axe et produire des impacts «dont l’effet se propage 20 à 25 cm autour». Les deux rangées sont espacées de 90 cm quel que soit le modèle, de 2,50 à 4,30 m.

Capables de travailler de 10 à 30 cm de profondeur, les dents sont suivies d’un rouleau mixteur qui aide au mélange terre/paille. Il brise aussi les blocs que peut produire la dent. Un rouleau de rappui contrôle la profondeur. «Dans les terres fortes, il faudra 120 à 180 chevaux pour tirer l’outil en 3 m ou 3,5 m», a annoncé le dirigeant. Un chiffre conforme aux 160 ch du tracteur utilisé par l’agriculteur. Deux dents dépliables, montées sur la première rangée sont disponibles sur certains modèles. Des disques ouvreurs sont disponibles en option Les ailettes de scalpage sont aussi disponibles pour cet outil.

INTÉGRER L’OUTIL DANS UNE DÉMARCHE GLOBALE

«Ces outils ont le mérite de travailler le sol sans mélanger les horizons», a commenté Yves Ferrié, conseiller en agriculture de conservation des sols à la Chambre d’agriculture. Cet avantage, quand on entre dans une logique de réduction du travail du sol, se heurte tout de même à certains principes du non-labour. Pouvoir garder la matière organique en surface reste un atout du fissurateur.

Il faut cependant prendre soin du sol et «vérifier avec une bêche que votre sol nécessite vraiment un décompactage, soulignait Yves Ferrié. Il faut vraiment éviter de tasser à cause d’un passage de tracteur.» Passés ces points de vigilance, le technicien a précisé l’intérêt de la fissuration «pour aider au rendement des cultures et au développement de la biomasse des couverts végétaux. Il faut compléter ce travail mécanique avec un travail agronomique et sur la vie des sols».

L’exemple-type était sous les yeux de l’assistance. En effet, Pascal Poujol a repensé ses rotations depuis quelques années. L’outil pourrait s’insérer comme suit. Après l’implantation d’un couvert (ex. : sorgho) juste après la moissonneuse, les pluies d’automne peuvent remettre le sol en meilleures conditions pour passer le fissurateur et semer le couvert d’hiver (ex : fèverole) qui peut être suivi par un maïs. L’important est de fissurer au bon moment avec un sol ni trop sec, ni trop humide.

F. Roussel

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