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Dossier eau : un abreuvoir très léger adapté au pâturage cellulaire

Au Gaec Bovins porcs, les Cassar se lancent dans le pâturage cellulaire. Dans ce système où les animaux changent de paddock tous les jours, il fallait trouver un système d'abreuvement très facilement déplaçable. Explications.

Cette année, au Gaec Bovins porcs à Lombers, on se lance dans le pâturage cellulaire. L'objectif est d'arriver à nourrir le troupeau de 140 mères Aubrac en le laissant dehors toute l'année. «Le principe, c'est de laisser les animaux peu de temps sur des parcelles avec une forte pression de pâturage» Pierre Cassar, l'un des 4 associés. «Nous avons opté pour des paddocks de 1 000 m² sur lesquels on laisse environ 25 UGB, pendant un jour. En amont, cela demande d'aménager les parcelles pour les clôturer et installer l'abreuvement. Cela représente un certain coût, entre 400 et 500 EUR / ha, mais c'est un investissement qui est fait pour durer plusieurs années et qui simplifie vraiment le travail d'astreinte. Nous avons démarré sur une parcelle de 10 ha, sur laquelle nous n'avions pas l'eau. Il a donc fallu installer un compteur «chantier» sur le réseau d'eau potable qui passe en bordure. Il a fallu compter un mois de délai pour les travaux.»

L'eau est ensuite conduite aux différents paddocks avec du tuyau semi-rigide en 25 mm de diamètre. «La parcelle est découpée tous les 40 mètres dans le sens de la hauteur et tous les 25 mètres dans le sens de la largeur. Nous avons donc mis un tuyau d'eau tous les 80 mètres sur toute la hauteur de la parcelle. Une bouche raccord rapide a été placée tous les 25 mètres. Elle peut servir aux deux paddocks de part et d'autre de la clôture. Tous les 80 mètres, on a placé un abreuvoir que l'on déplace sur la hauteur de la parcelle. Ce sont des abreuvoirs doubles de 80 litres, à niveau constant. Étant donné le nombre d'animaux par paddock, il fallait une capacité importante. Nous le plaçons à 20 / 30 cm du fil pour ne pas qu'elles le souillent mais en milieu du côté du paddock pour qu'elles aient de la place et qu'elles ne se battent pas. Ces bac sont en plastique. Il suffit de les vider pour les porter jusqu'au parc suivant.»

Les premières semaines de pâturage cellulaire enchantent Pierre Cassar. «Ce système a pour but final de nous permettre de mieux valoriser nos parcelles en herbe en mettant plus d'UGB/ha et avoir ainsi davantage de surfaces pour les cultures de vente. L'idée, c'est aussi de réduire notre coût alimentaire en leur faisant toujours pâturer du fourrage de très bonne qualité et arrivant même à les engraisser à l'herbe, en extérieur.»

De nombreux avantages

«Mais le pâturage cellulaire présente de nombreux autres avantages. Nous n'avons plus à fertiliser ces parcelles, les vaches le font très bien toutes seules. Une forte pression de pâturage limite aussi la pousse des adventices : nous n'avons plus à passer la faucheuse pour nettoyer les paddocks. Et puis, nous voyons nos bêtes tous les jours ! Les changer de parcelles quotidiennement a nettement amélioré leur docilité, ce qui est très important pour notre sécurité lorsque l'on veut intervenir au milieu du troupeau. C'est sûr que cela demande du temps pour bouger les lots d'un paddock à l'autre, surtout qu'au total, nous avons environ 350 animaux avec les mères, les veaux, le renouvellement et quelques boeufs. Alors pour simplifier ce travail, nous devrions regrouper tous les animaux sur 50 ha de pâturage cellulaire, groupés autour de l'exploitation.»

S. LENOBLE

Retrouvez l'intégralité du dossier sur la version papier et dans l'édition en ligne

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