Aller au contenu principal

Emploi
Employer de la main d'oeuvre saisonnière sur l'exploitation, pas si simple !

Le dossier de l'édition du Paysan Tarnais du 21 juin est consacré à l'emploi des saisonniers sur les exploitations agricoles. Témoignage d'un arboriculteur de Rabastens.

«Les saisonniers viennent spontanément nous rencontrer» explique Max Verhoef, aux vergers de Foncoussières à Rabastens
«Les saisonniers viennent spontanément nous rencontrer» explique Max Verhoef, aux vergers de Foncoussières à Rabastens
© Le Paysan Tarnais

Aux vergers de Foncoussières, Chez Bart, Ine et Max Verhoef, installés en arboriculture sur la commune de Rabastens, l’emploi des saisonniers est indispensable. «Nous sommes déjà relativement nombreux sur le verger, en emploi fixe. Mais à certaines périodes comme par exemple à la récolte, nous avons besoin d’une main d’œuvre saisonnière» explique Max Verhoef, le fils.

 

Père et fils constatent unanimement qu’il n’est pas difficile de trouver de la main d’œuvre saisonnière. «Nous n’avons quasiment pas besoin de passer d’annonce. Beaucoup de personnes viennent directement sur l’exploitation nous demander si nous n’avons pas du travail à proposer. Ils nous contactent également par e-mail. Des clients demandent aussi pour leurs enfants, les amis de leurs enfants ou des connaissances. Il y a aussi beaucoup de jeunes du village ou des alentours.»

 

Mais depuis quelques mois, le profil des demandeurs d’emploi saisonnier évolue. «Je pense que c’est le signe d’une conjoncture difficile pour beaucoup de monde. Nous avons des gens de tous les âges qui n’arrivent plus à boucler les fins de mois, des mères au foyer, des jeunes mamans seules. Il y a aussi des jeunes de 14 ou 15 ans qui veulent gagner un peu d’argent pendant l’été» ajoute Bart Verhoef.

 

Pour la famille Verhoef, l’emploi en arboriculture subit un déficit d’image. Pour preuve, si les saisonniers affluent, il est plus difficile de trouver un salarié avec un contrat stable. «Le travail est difficile, c’est vrai. Il est aussi ingrat. Les 35 heures, ça n’existe pas. Nous avons aussi des contraintes de rendement», énumère Bart Verhoef. Mais il insiste aussi «Il y a aussi de nombreux côtés positifs : c’est très bon pour l’esprit, on travaille en extérieur. C’est sportif et il y a une bonne ambiance.»




Envie d'en savoir plus ? Lisez le Paysan Tarnais !
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le Paysan Tarnais

Les plus lus

Réalmont : une édition 2026 mitigée

La foire agricole a connu une belle fréquentation pour la journée du samedi, avant de faire grise mine pour un dimanche…

GNR : détails des dispositifs d'aide du Gouvernement

Remboursement de 15 centimes par litre, report de paiement et prise en charge des cotisations… le gouvernement vient de…

Les appels à l'aide agricoles germent devant le préfet

À Garrigues, Simon Bertoux a pu constater les dégâts causés par les intempéries de février et a échangé avec les élus de la…

Ouverture du fonds d'urgence pour les céréaliers du Tarn

D’un montant de 399 000€, le fonds d’urgence vise à soutenir les exploitations fragilisées. Les demandes doivent être…

Renforcement des droits sociaux pour les non-salariés agricoles

La réforme de l’assiette sociale et du barème des cotisations sociales entre en application en 2026.

Les vins de Gaillac veulent séduire les jeunes toulousains

À travers une campagne de communication et l’organisation d’événements festifs, la filière veut inciter la nouvelle génération…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site le Paysan Tarnais
Consultez le journal le Paysan Tarnais au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal le Paysan Tarnais