Energie : le gouvernement veut rassurer sur le prix des engrais et carburants
Les ministres de l'Agriculture et de l'Energie ont réuni le 12 mars à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais, au moment où la guerre au Moyen-Orient fait exploser les prix. «Aucun abus» ne sera toléré, a assuré l’exécutif. Pour Annie Genevard, «la France ne souffre pas de problème de disponibilité de GNR ». La FNSEA a dénoncé « une spéculation à la hausse» des distributeurs. «On a demandé qu’il y ait un peu de contrôles» des prix du GNR, a indiqué à la presse le président de la commission Economie Yannick Fialip. Une suspension du MACF est réclamée pour les engrais. Même revendication côté JA. Les Jeunes agriculteurs ont appelé à «lever toutes les taxes». «Les distributeurs nous ont assuré que des baisses allaient s'opérer, qu'on est revenu sur un marché plus calme, avec potentiellement des baisses, c'est ce qu'on attend le plus rapidement possible», a dit le secrétaire général Quentin Le Guillous. Pour la CR, cette crise énergétique met en lumière le «peu de compétitivité» de l’agriculture, pas en mesure d’encaisser le choc. «Les prix agricoles ne sont pas suffisamment hauts», d’après le secrétaire général François Walraet. Selon la Conf’, la France doit oeuvrer à «un cessez-le-feu rapide» pour «mettre fin à cette situation catastrophique» pour les paysans, selon son porte-parole Thomas Gibert.