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Equipement : l'autoguidage pertinent avec moins de 100 ha

Réservé à ses débuts aux grandes exploitations, la conduite «sans les mains» se démocratise. Les preuves que ce n’est pas forcément la taille qui compte se multiplient ! Témoignage d'Eric Malie, céréalier et éleveur de canards à Giroussens.

Céréalier et éleveur de canards à Giroussens, Eric Malie utilisait une barre de guidage depuis une dizaine d’années quand il a sauté le pas vers l’autoguidage en 2017. Il a commencé avec un signal RTX (précision 10 à 15 cm) notamment pour la pulvérisation et le travail du sol (décompactage, déchaumage). Les semis de couverts ont également bénéficié de la technologie et amélioré la précision de son travail suite au passage en TCS il y a 4 ans. «Un des premiers objectifs était d’éliminer les recroisements», explique l’agriculteur.

Avec une SAU plutôt modeste de 80 ha et satisfait de son équipement, il a pourtant accédé à un meilleur signal après seulement 2 ans. Ce passage rapide en RTK (précision 2-3 cm) peut paraître surprenant mais «il découle d’une opportunité dans le changement du deuxième tracteur. C’était prévu pour 2020 mais j’ai trouvé en 2019 un T6020 pré-équipé qui travaillait en RTK» explique Eric Malie. Le tracteur de tête (165 cv) est donc utilisé en RTK depuis.

Des progrès rapides

Augmenter la précision du signal a été possible grâce à l’ajout d’antennes radio sur chaque tracteur ; tout en gardant la console FM1000 qui, sans être de dernière génération, a les capacités nécessaires. «Je l’avais choisie aussi parce qu’elle mémorise plusieurs tracteurs et plusieurs outils, précise l’agriculteur. Quand je change de tracteur, je déplace l’antenne satellite, la console et le contrôleur de navigation. Arrivé dans le champ, le système reconnait la parcelle et je reprends des lignes sauvegardées lors de précédents passages.» Astucieux et prévoyant, Eric Malie a rédigé un petit pense-bête pour une remise en route plus rapide en sortie d’hiver.

Chaque année, le tracteur de tête effectue 250 h et l’autre autour de 300 h. Conscient qu’une plus grosse structure va rentabiliser l’investissement plus vite, l’agriculteur estime qu’il s’évite beaucoup d’erreurs et allonge la durée de vie des pièces d’usures et des outils. Le gain de fort pour le travail de nuit est «un très gros avantage» même si «on s’endormirait pres-que en cabine !» Eric Malie apprécie aussi d’avoir des semis de maïs rectiligne pour le déplacement du canon d’irrigation.

Au service de l’agronomie

La moissonneuse devrait bientôt récupérer le volant électrique qui était installé sur l’ancien tracteur n°2, et l’agriculteur voit plus loin : «Je prévois d’implanter des couverts avant maïs en m’approchant du Green Tillage. Avant cela, je décompacterai le sol avec un enregistrement des lignes de travail en RTK. L’objectif est de positionner le maïs dans cette ligne au printemps. Mon inter-rang sera couvert en fèverole et le rang en phacélie.» Admettons-le : sans autoguidage, ce type de travail à l’aveugle compliquerait le semis sur la zone fissurée par la lame de l’outil plusieurs mois auparavant. On vous laisse imaginer la qualité de semis de nuit et sans autoguidage…

F. Roussel

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