Foie gras : 26 ans après le canard, l’oie du Sud-Ouest tient ses IGP
Dans un communiqué du 16 juin, l’Inao annonce la reconnaissance européenne de trois IGP protégeant l’oie du Sud-Ouest : l’oie, le confit et le foie gras. Ces IGP sont reconnues vingt-six ans après celles du canard à foie gras du Sud-Ouest, même si le gavage de l’oie est bien antérieur, puisqu’il remonte au Moyen-Age. L'oie est « une filière de niche en sauvegarde », bien moins développée que celle du canard, rappelle Agnès Loth, directrice du Palso (organisme de défense des palmipèdes à foie gras du Sud-Ouest). Selon elle, l’IGP va aider à « au moins maintenir la production » chez des petits producteurs pratiquant la vente directe et pourrait faire naître des compléments de gamme sous les marques de foie gras et confit. Entre 120 000 et 150 000 oies sont élevées par an, contre plusieurs millions de canards. La production de confit d’oie est d’environ 45 tonnes par an et celle du foie gras entre 40 et 60 tonnes par an. Grâce à la publication au JOUE du 11 juin 2026, ces produits peuvent arborer le logo IGP et être protégés contre les contrefaçons et détournements de notoriété. L’aire géographique couvre les départements de la Corrèze, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn et-Garonne et quelques communes de Haute-Vienne et de l’Aude.