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Conseils
Irriguer pour compenser l'absence de pluie

Cet été particulièrement sec ne laisse aucun répit aux irrigants en plein pic de sensibilité.

Le temps sec et estival de ces dernières semaines va se poursuivre sur les prochains jours. Les cultures sont toujours dans leur pic de sensibilité et ont besoin d’un apport d’eau important pour une bonne formation des grains. Il faut donc prévoir une irrigation en conséquence qui compensera les besoins des plantes et l’absence de pluie.

• Maïs :

- Semis de fin mars/ début avril
Les soies se dessèchent et les grains se forment sur les épis des maïs semés à cette date. Leurs besoins en eau restent élevés, autour de 7 mm/jour*. Pour les plus précoces, les plantes présentent des grains laiteux. Ces derniers consomment 6 mm/jour*. La quantité à apporter en une fois est à adapter selon le type de sol et la durée du tour d’eau. Il est recommandé de fractionner les apports autour de 30 mm pour 5 jours.
- Semis de 2ème quinzaine d’avril
Les maïs semés fin avril ont rattrapé les semis de fin mars/début avril. La fécondation étant passée, leurs soies brunissent. 7 mm/j sont nécessaires*.
- Semis de mai
Les maïs semés à cette période ont entre 10 et 12 feuilles. Leurs entrenœuds s’allongent. L’apport d’eau nécessaire se situe autour de 6 mm/jour*. 

• Maïs semences :

- Semis de fin avril/ début mai
Environ la moitié des maïs semés à cette date ont atteint le stade limite avortement du grain. Un stress hydrique entre la fécondation et ce stade peut entraîner des avortements. Il est donc recommandé de rapprocher les tours d’eau pour les maïs n’ayant pas encore atteint ce stade pour compenser une consommation de 6 mm/jour*. 
- Semis de fin mai
Les semis les plus tardifs sont entre les stades 12 feuilles et 3 feuilles à dérouler. Ils sont en montaison. Une irrigation permettant de compenser une consommation de 5 mm/jour* est à prévoir.

• Soja :

La plupart des sojas portent des gousses avec des graines en formation. Les premières graines de 3 mm apparaissent seulement sur les plus avancés. Les consommations évaluées à partir des ETP - particulièrement élevés – des derniers jours sont de 9 mm/jour*. Cependant le métabolisme des plantes ne permet pas l’absorption d’une telle quantité d’eau : l’irrigation peut se poursuivre avec des apports fractionnés (30 mm tous les 5 jours) pour assurer un bon développement des graines.

• Sorgho : 

Les sorghos sont à présent entre les stades épiaison et floraison. Cela correspond à la phase de sensibilité au stress hydrique du sorgho. Dans le contexte actuel de manque de précipitations et de fortes chaleurs, une irrigation peut être envisagée. 

• Tournesol :

La majorité des tournesols offrent toujours une belle couleur jaune au paysage tarnais. Il n’est pas conseillé d’irriguer les parcelles en pleine floraison. Les plus avancés sont en fin de floraison, chute des fleurs ligulées. Une irrigation peut être envisagée pour ces derniers pour favoriser le remplissage du capitule. Elle devra compenser une consommation de 6 mm/jour*.

* Nos préconisations sont basées sur la consommation des cultures évaluée à partir des ETP communiquées par Météo France sur la période du 5 au 11 juillet pour la station de Lavaur pour un tour d’eau de 6 à 8 jours.

Article rédigé avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et du CasDAR

Les lâchers augmentent pour compenser la chute des débits

Cette première décade de juillet se caractérise par des journées estivales et très sèches. Le déficit pluviométrique continue donc de s’accumuler et dépasse souvent les 95 % (rapport à la moyenne mensuelle de référence 1991-2020 des cumuls de précipitations) et l’indice d’humidité des sols continue de baisser.
Les températures devraient monter en fin de semaine pour atteindre jusqu’à 42°C ce week-end. L’effort de lâchers est donc particulièrement conséquent pour compenser une chute des débits généralisée : 10 m3/s sur l’ensemble de l’axe Tarn. Les restrictions se maintiennent sur l’Agros (100%), l’Assou (100%), l’En Guibaud (100%), le Bernazobre (100%), le Bagas (100%), le Girou (50%) et passent en niveau 3 (100%) sur le Tescou à compter du 13 juillet.

Article rédigé avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et du CasDAR

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