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Jusqu'ici tout va bien pour l'ail rose de Lautrec !

Tonnage et qualité semblent au rendez-vous cette année, mais l’expérience de l’an dernier incite à la prudence. Témoignages.

© Le Paysan Tarnais

La mauvaise expérience de l’an dernier a montré qu’il ne fallait pas se réjouir trop vite, alors la prudence reste de mise. Mais tout de même, les signaux sont favorables en ce qui concerne la récolte de l’ail, tant en tonnage qu’en calibre, et c’est plutôt une bonne nouvelle.

«Tout le monde a fini de récolter autour du 8 juillet, on est dans la normalité», souligne Gaël Bardou, président du syndicat de défense du label rouge et de l’IGP Ail Rose de Lautrec. Et surtout la qualité semble au rendez-vous. Malgré le manque d’ensoleillement en avril-mai, «l’ail a mûri doucement, comme il faut, note Alexandre Gleizes. Si on n’a pas de problème de conservation, ce sera une bonne année.»

Pas de coup de chaud en juin, à la différence de l’an dernier, qui avait empêché l’ail d’arriver à maturité. «On a bénéficié d’une meilleure météo cette année, commente Gaël Bardou. Avec la végétation abondante, à cause des pluies du printemps, on pouvait s’attendre à récolter des gros calibres, mais finalement on a des calibres moyens.»

L’autre particularité de la récolte 2018 est qu’elle a remonté beaucoup de terre, toujours à cause des pluies incessantes du printemps. Cela a donc demandé plus de travail derrière, ou nécessité davantage de main d’œuvre dans les champs.

Avant le début de la commercialisation, fixée au jeudi 19 juillet, et la fête de l’ail rose de Lautrec qui suivra les vendredi 3 et samedi 4 août, le séchage semble lui aussi se passer dans de bonnes conditions. «On n’a pas eu de mauvaise surprise cette année, c’est plutôt pas mal», constate Christophe Saulières, un des producteurs à avoir investi dans une chambre froide de conservation. Chat échaudé craignant l’eau froide, les producteurs ne veulent surtout pas se réjouir trop vite : «Pour le moment ça a l’air bien mais on en saura davantage à la mi-août», tempère Gaël Bardou. Et Christophe Saulières de rappeler : «L’an dernier on était tous contents, mais au final…»

D. Monnery

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