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Elevage
La filière ovine montre tout son potentiel aux jeunes

Une cinquantaine d’élèves des établissements d’enseignement agricole de la région ont participé à la 17ème finale régionale des ovinpiades au lycée de Lavaur-Flamarens, jeudi 20 janvier.

Parer les onglons, apprécier l’état de santé d’une brebis, choisir un bélier qualifié, évaluer l’état d’engraissement des agneaux, trier les brebis avec un lecteur électronique… Autant d’épreuves pratiques et techniques  qui étaient au programme de la finale régionale des 17èmes ovinpiades organisées au lycée agricole de Lavaur-Flamarens, jeudi 20 janvier. Plus d’une cinquantaine d’élèves issus de douze établissements d’enseignement agricole de la région avaient obtenu le droit de participer à cette journée après des sélections au niveau départemental. L’enjeu : finir parmi les six premiers pour défendre les couleurs de la région Occitanie lors de la grande finale nationale organisée comme chaque année lors du Salon de l’agriculture à Paris, le 26 février. 

Valorisation de la filière

Mais au-delà de la compétition, les ovinpiades constituent une solide opération de valorisation de la filière ovine, organisée par Inn’Ovin. À travers les différentes épreuves proposées, les ovinpiades reflètent les tâches quotidiennes effectuées par les éleveurs sur leurs exploitations.
“Notre objectif est de faire connaître la filière aux jeunes pour leur montrer qu’elle a bien évolué et qu’elle a un fort besoin de renouvellement”, soulignent Jean-Pierre Gorges, éleveur ovin en Haute-Garonne, et Laurent Cavaignac, éleveur ovin en Aveyron, tous deux co-président d’Inn’ovin Occitanie.
“Notre filière, longtemps considérée comme le parent pauvre des filières animales, a évolué favorablement, aussi bien en termes de pénibilité du travail que de rémunération”, mettent en avant Jean-Pierre Gorges et Laurent Cavaignac. “À titre personnel, moi qui suis installé en ovin viande sous Siqo, j’ai vu le prix de mes agneaux progresser de 25% au cours des quinze dernières années, se félicite l’éleveur aveyronnais. Malgré la hausse des charges, le marché reste porteur.”
À 7,29 €/kg le prix moyen pondéré des agneaux de boucherie en 2021, “le prix des agneaux n’a jamais été aussi élevé en dix ans”, constate Inn’Ovin. L’enjeu est donc de profiter de ces bons indicateurs pour installer de jeunes bergers et ainsi réussir le vaste défi du renouvellement des générations, à l’heure où de nombreux éleveurs partiront à la retraite dans les prochaines années. D’autant que moins de la moitié de la viande ovine consommée en France est produite dans l’Hexagone. C’est dire le potentiel de la filière !

Ils ont dit...

Antoine Grillaud, en 1ère au lycée Lavaur-Flamarens : «On est allé s’entraîner sur une exploitation à Lombers pour le parage des onglons et noter l’état corporel des animaux. Ce type d’événement est bénéfique pour renforcer nos connaissances et notre savoir-faire. Avant je n’étais pas à l’aise avec le parage, maintenant ça va beaucoup mieux. Je me destine à reprendre l’exploitation familiale actuellement en volaille pour la transformer en élevage caprin. Il y a des similitudes avec l’élevage ovin.»
 
Marion Cabirou, en BTS Acse au lycée de Figeac (46) : «J’avais déjà participé à la dernière finale régionale. Cette fois j’aimerais vraiment me qualifier pour aller à Paris, ce serait la première fois que j’irais au Salon de l’agriculture. Mon père est éleveur de brebis viande Lacaune. Je donne souvent des coups de main, surtout pendant l’agnelage, je connais donc l’élevage ovin. Je suis assez à l’aise avec l’état de santé et d’engraissement et le parage, mais mon point faible c’est la génétique, selon les questions qui nous sont posées…»
 
Roxanne Lajous, en 2e année de BTS production animale au lycée de Pamiers (09) : «C’est la première année que je participe aux ovinpiades. J’ai fini 2e sur 70 participants à l’épreuve départementale. Mon point fort, c’est le parage car on en fait beaucoup durant notre formation. Mon point faible, c’est le jugement de l’état corporel des brebis. Dans tous les cas j’irai à Paris car notre classe a été recrutée pour assurer la sécurité bovine. Ce sera une grande première pour moi. Mes parents ne sont pas agriculteurs, mais j’aimerais travailler dans l’insémination.»

Les meilleurs Jeunes Bergers d’Occitanie sont :

Marie Delpech - Lycée de Figeac (46)
Jean-Gabriel Canitrot - Lycée La Roque de Rodez (12)
Nicolas Delbos - CFAA du Lot (46)
Mélanie Médard - Lycée de Saint-Affrique (12)
Sébastien Clément - Lycée d’Auzeville Tolosan (31)
Vivian Bâtut - Lycée La Roque de Rodez (12)
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