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Producteur
L’aventure apicole a débuté récemment pour ce tarnais

Alix Couderc est un apiculteur récoltant transhumant implanté sur la commune de Salvagnac. Chef d’exploitation, ses ruchers naviguent principalement entre le Tarn et l’Ariège.

Le Paysan Tarnais est parti à la rencontre de cet apiculteur local, afin d’en savoir un peu plus sur son métier et sur sa production. Il est notamment partenaire du drive fermier tarnais.

L’évolution de son parcours 

Alix a vraiment intégré l’agriculture en 2017, lorsqu’il a passé le BPREA (Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole). Par la suite, il a travaillé une saison à Mimizan en 2018, chez des apiculteurs qui réalisaient de la production de miel en gros, et deux saisons au Riols en 2019 et 2020, chez un éleveurs de reines et d’essaims. 
Alix Couderc a créé l’exploitation Le Rucher du Petit Milou en 2021. Par la suite, il a intégré Laurence Gastrin en tant que conjointe collaboratrice, et voit son père venir l’épauler de temps à autre, lui qui est d’ailleurs à l’origine de la passion de son fils pour les abeilles.
Aujourd’hui, il souhaite “rester une petite structure, et prôner une agriculture paysanne". L’apiculteur tarnais possède pas moins de 400 colonies en production en bio : “C’est une éthique. Le cahier des charges à suivre nous paraît plus intéressant”, explique-t-il.

Une production locale diversifiée…

Le miel est la principale production du Rucher du Petit Milou. L’apiculteur résume rapidement la façon dont il est fabriqué : “L’abeille récupère sur la fleur une substance liquide sucrée qu’elle va ramener dans la ruche, pour ensuite faire baisser son niveau d’humidité en dessous de 18% environ”. Le pollen de fleur fait également partie de la production de l’exploitation, tout comme la propolis. 
Cette substance résineuse est récupérée par les abeilles sur les bourgeons, c’est un véritable bouclier naturel pour la ruche. Alix Couderc fournit aussi des essaims d’abeilles pour d’autres apiculteurs.
Il fait partie de ces apiculteurs transhumants qui déplacent leurs colonies en adaptation des floraisons. “La première moitié de nos colonies suit un schéma bien précis, afin de proposer des miellées différentes : le miel de printemps récolté en mars et avril, les miels d’acacia et de tilleul aux alentours du mois de mai, le miel de châtaigner en juin, et enfin celui de tournesol en juillet.” Cependant, l’apiculteur nous indique qu’il observe une moyenne de 30% de perte de colonies par an. Pour les combler au mieux, il procède au renouvellement de 30% d'essaims, au printemps, de cette autre moitié de colonie. Celle-ci voyage jusqu’aux Pyrénées Ariégeoises, afin d’y élaborer du miel de haute montagne. Le miel de rhododendron sera produit en juin, et celui de bruyère callune en juillet et août.

…mais qui est mise en péril

Le début de l’aventure demeure difficile pour l’apiculteur. En effet, il avoue que “cela fait deux ans que j’ai créé mon exploitation, et malheureusement nous avons eu droit à deux années catastrophiques”. Il s’explique : “Les saisons sont très mauvaises au niveau des récoltes. La sécheresse et le manque d’eau font que la production de miel est difficile. Cela a commencé par les gelées printanières tardives. Les fleurs ne vont pas sécréter de nectare, et les abeilles ne vont pas le récupérer." Le contexte climatique y est bien évidemment pour beaucoup.  

Être apiculteur, c’est être éleveur

Alix Couderc possède des ruches Dadant, qui abritent des colonies de races Buckfast et Carnica. Ces dernières sont “sélectionnées pour une bonne productivité de miel, leur douceur, leur faible instinct d’essaimage et une très bonne hygiène”. Alix développe aussi son travail sur le domaine génétique de l’apiculture. “Nous procédons à la sélection massale où, sur un cheptel, on va sélectionner les dix meilleures abeilles. Nous greffons sur des souches qui nous sont proposées par l’ADA Occitanie (Association pour le développement de l’apiculture)”. Dans son activité, l’apiculteur est, notamment en pleine saison, confronté à un travail conséquent qui peut se baser sur 70h/semaine. Ce qui prend le plus de temps et qui est le plus fatiguant, ce sont les essaims et la transhumance, qui demandent par ailleurs de nombreux trajets la nuit. “Ce qui est indispensable aussi, c’est de veiller à avoir des ruches en bonne santé. Le suivi est alors très important. De nombreux parasites sont également nuisibles aux colonies, comme le varroa, qui est un acarien qui attaque l’abeille. Son traitement se fait quasiment toute l’année”, précise Alix.
Actuellement, Le Rucher du Petit Milou n’a pas forcément diversifié son type de vente : “Nous vendons à des grossistes bio pour le moment. Nous sommes au début de l’aventure donc on procède étapes par étapes. Mais nous prévoyons pour plus tard de vendre en direct ou en demi-gros !”

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