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Le Département et la FDCuma voient plus loin

Le président Christophe Ramond s’est rendu à Saint-Antonin-de-Lacalm le jeudi 30 octobre pour discuter de l’action des Cuma et de leurs investissements dans le cadre du plan de relance. 

© Le Paysan Tarnais

Alors que de nombreux agriculteurs étaient en plein semis pour mettre à profit la dernière fenêtre de beau temps d’octobre, le président du Département a été accueilli par Maxime Soulet, président de la Cuma de Saint-Antonin-de-Lacalm. À ses côtés se tenaient Cédric Lanet, vice-président et Lisa Dupuy, vice-trésorière. Le président de la FDCuma et d’autres membres du bureau ainsi que sa nouvelle directrice Muriel Angély étaient présents ainsi que Jean-Luc Cantaloube, conseiller départemental et ancien président de la Cuma locale. Les échanges sur le partage des investissements dans le matériel mais aussi d’autres thématiques d’actualités ont fourmillé.

Des emplois sur les territoires

La FDCuma a rappelé à Christophe Ramond que le Tarn était pourvu d’une des animations les plus dynamiques d’Occitanie avec l’Aveyron. L’aide aux adhérents, dans tous les domaines, produite par les neuf salariés de la FDCuma a été soulignée. Il a aussi été question d’emploi dans les campagnes. La vocation d’employeur que peut avoir une Cuma a été illustrée par les 85 salariés tarnais au sein des «30 Cuma sur les 105 actives qui ont un atelier de maintenance et des salariés mécaniciens et/ou chauffeurs», a rappelé Émile Fabriès. Le besoin en titulaires polyvalents pour mettre sur pied des groupes de machines avec service complet est fort. Le travail des champs devient d’ailleurs plus facile à déléguer pour les éleveurs qui souhaitent mieux organiser leur travail auprès des troupeaux. 

Un atout pour l’installation

Face à la diminution du nombre d’actifs dans les fermes, Maxime Soulet a désigné la Cuma comme une des réponses possibles à ce manque de main d’œuvre. Une problématique qui croise celle du renouvellement des générations et des installations hors cadre familial. La vice-trésorière Lisa Dupuy a expliqué au président du Département que «pouvoir rentrer dans la Cuma était important dans la construction du projet d’installation. Il ne m’était pas possible d’acquérir tout le matériel nécessaire». Cet exemple a été salué par Christophe Ramon qui a rappelé la nécessité de maintenir les agriculteurs en écho aux craintes de Jean-Luc Cantaloube sur l’installation et la préservation des paysages : «l’agrandissement ne fera pas tout, a renchéri le président de la FDCuma. Car un agriculteur en moins c’est aussi des groupes d’utilisation du matériel qui se retrouvent fragilisés.» 

Des arguments économiques

Véritable appui des dynamiques de groupes, le numérique est entré dans les Cuma «pour réserver les machines, pour faire remonter les bons de travaux», a précisé Muriel Angély. La directrice a insisté sur l’importance des groupes pour tester plus rapidement les techniques et valider la performance économique des investissements en groupe. Jean-Luc Cantaloube a pris pour exemple les progrès rapides réalisés en pulvérisation dès les années 90 : «il fallait du matériel pointu pour mieux maîtriser les doses. C’est grâce aux groupes que les agriculteurs ont progressé plus vite dans plusieurs domaines.» 
Face à la vive augmentation des tarifs de machines et «à un plan de relance qui manquait parfois de logique à cause du concept du Ministère 1er arrivé 1er servi», Émile Fabriès a rappelé aux élus du département que «la priorité en Cuma, c’est de faire baisser les charges et de casser les surcoûts que l’on subit sur les tarifs !» Sur les machines spécialisées, qui affichent des prix parfois très élevés, l’achat en commun est «un atout sur l’ensemble du parc matériel et aussi en maraîchage et en plantes à parfums aromatiques et médicinales. La gestion des coûts est lissée sur plusieurs années». Cette logique de gestion en bon père de famille a conforté Christophe Ramond dans l’efficacité du soutien financier apporté par le Département. L’institution aide la FDCuma dans le cadre d’une convention annuelle d’un montant de 80 000 €. Depuis fin 2020, les Cuma locales peuvent être appuyées pour développer les équipements liés à la transition agro-écologique avec une enveloppe de 100 000 €. Cette mesure exceptionnelle pourrait bien être prolongée.  

Vigilance sur le futur

Christophe Ramon a rappelé le rôle de «facilitateurs» des élus tarnais qui n’ont pas vocation «à décider à la place des agriculteurs quels investissements sont utiles». Il a donné en exemple la réussite des frigos de conservation de l’ail. Émile Fabriès a alerté sur le risque de voir fondre l’aide régionale pour les hangars communs qui aurait pour conséquence de jouer contre la dynamique actuelle qui offre aussi du service et pas que du partage de machines. Il a aussi précisé que la FDCuma souhaite «redynamiser l’utilisation en groupe dans les zones céréalières» avec de meilleures efficacités et des coûts abaissés, notamment dans les nouvelles techniques culturales. Les volontés ne manquent pas pour répondre aux besoins des fermes du territoire et des consommateurs. Forte  de ce constat la FDCuma a remercié le Département pour son action et l’a invité à poursuivre les soutiens en 2022.

Les assemblés générales de secteur à venir

Dates Secteurs
5 novembre Alban/Haute Terre d'Oc
10 novembre Tescou/Rabastinois/ Gaillacois
16 novembre Lauragais + Graulhetois
17 novembre Valence
18 novembre Lézert
22 novembre Centre
23 novembre Cérou Ségala
24 novembre Monts de Lacaune

L’assemblée générale de la fédération départementale aura lieu à la salle des fêtes de Puygouzon le 17 décembre à 9h30.

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