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Génétique
Le génotypage des femelles pour cibler au mieux l'utilisation des semences sexées

Au Gaec de la Joncarié, à Sorèze, les premiers génotypages femelles ont été réalisés en décembre 2013. Un outil que ces éleveurs commencent à utiliser pour optimiser leurs accouplements, via les semences sexées et le croisement.

Patrick Fraysse de la Coopelso accompagne Patrice et Nicolas Bousquet dans la mise en place du génotypage des femelles de l'élevage.
Patrick Fraysse de la Coopelso accompagne Patrice et Nicolas Bousquet dans la mise en place du génotypage des femelles de l'élevage.
© Le Paysan Tarnais

Depuis décembre 2013, une dizaine de génisses Prim’Holstein ont été génotypées au Gaec de la Joncarié à Sorèze. «Nous avons fait un premier lot de 5 femelles l’année dernière et un deuxième, de 6 autres jeunes, fin mai.» Sur les conseils de l’inséminateur de l’élevage, Patrick Fraysse, les candidates au génotypage sont sélectionnées parmi les génisses qui ont les meilleures ascendances. «Nous prenons les génisses qui ont un ISU supérieur à 140. Et sur la dizaine de femelles génotypées, nous avons eu des surprises ! Dans le bon et dans le mauvais sens !»

Les meilleures génisses sont inséminées avec de la semence sexée. «Nous réservons ces doses, dont le coût est conséquent, à ces génisses à très haut potentiel. Comme elles sont normalement meilleures que leurs mères, on accélère ainsi le progrès génétique au sein du troupeau. L’objectif est d’arriver à se créer un noyau de femelles souches que l’on utilise pour produire le renouvellement.» Sur les moins bonnes génisses, les éleveurs utilisent des semences d’Inra 95. «Les veaux croisés sont bien mieux valorisés. Ils partent aux alentours de 400 € à trois semaines. Quand on sait qu’on ne veut pas garder la lignée, il ne faut pas hésiter !» Avec cette stratégie génétique, les 3 associés du Gaec, Francis Berthoumieux, Nicolas et Patrice Bousquet, entendent resserrer leur pression de sélection et espèrent améliorer, à court terme, la rentabilité de leur troupeau laitier.

 

Objectif : des vaches qui ne prennent pas trop la tête !

Et pour y arriver, l’index génomique est pour eux un outil très précis, qui permet un meilleur ciblage des accouplements. Sur l’élevage, le plan d’accouplement est réalisé une fois par an, avec l’aide de l’inséminateur. «C’est une étape stratégique sur laquelle nous passons beaucoup de temps. Pour trier, nous passons précisément en revue chaque femelle. Nous voulons des vaches qui durent, qui n’ont pas de cellules et qui prennent bien. En bref, nous voulons des vaches qui ne nous prennent pas trop la tête ! Et dans ces prises de décisions délicates, le génotypage permet une très bonne connaissance des animaux. D’où l’importance de le réaliser au plus tôt et avoir les résultats avant de programmer les premières IA !»




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