Aller au contenu principal

Ovin
Le piétin, une maladie très contagieuse

Le service ovin viande de la Maison de l’élevage vous propose chaque mois un zoom sur un thème technique.

Dans un premier temps, la maladie se déclare par une inflammation
© MDE

Le piétin est lié principalement à l’action de deux bactéries. L’une, très résistante dans le milieu extérieur (fèces), provoque une inflammation de l’espace interdigité situé entre les onglons, à l’origine des complications ultérieures. L’autre subsiste plutôt dans les litières humides ou bien les endroits boueux, toujours à l’abri de l’air. Même si les aspects génétiques mériteraient d’être précisés, les facteurs de risque du piétin sont aujourd’hui bien connus. Le premier concerne les animaux contaminés introduits dans l’élevage : lors de l’achat de reproducteurs, il est indispensable de vérifier l’absence de piétin. D’autre part, dans un pédiluve devenu au fil des passages un véritable bouillon de cultures, des brebis saines peuvent ressortir contaminées.  Les litières humides sont également un facteur favorisant : lorsque la peau située entre les onglons est maintenue chaude et humide, les bactéries responsables du piétin pénètre l’épiderme puis infectent le pied. Enfin, toutes les zones de passages «boueuses» sont à proscrire si possible : zone d’abreuvement, abords des bâtiments lors de passages quotidiens…. 

Se débarrasser du piétin passe d’abord par la prévention  

Parer les onglons des animaux atteints est indispensable afin d’exposer les zones infectées à l’air. Les traitements externes (pédiluve, pulvérisation) peuvent alors être efficaces.  La vaccination seule ne peut pas prévenir complètement le piétin ni guérir les animaux atteints mais elle est un bon auxiliaire dans la lutte contre la maladie. A titre indicatif, le coût du vaccin est de l’ordre d’1,5 € par injection et par animal.  Lorsque cela est envisageable compte tenu du nombre d’animaux atteints, traiter au cas par cas est particulièrement efficace. Après parage, deux solutions : soit seule la corne tendre est atteinte et la pulvérisation de l’onglon avec un spray antibiotique est suffisant ; soit le stade de la maladie est plus avancé (décollement de la corne ou chute de l’onglon) et un traitement par antibiothérapie par voie générale se justifie.

Source Laurence Sagot - Institut de l’Elevage/ CIIRPO

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le Paysan Tarnais

Les plus lus

Modèle 6150 de chez Case IH : Confort et efficacité
Agriculteur à Rabastens, Emmanuel Todeschi moissonne 740 ha dont 200 ha sur l’exploitation. Lors des périodes de moissons, il…
Au Mas d’Aurel, l’histoire de famille perdure dans le temps 
Pour le primeur 2022, le domaine du Mas d’Aurel, à Donnazac, accueillera le public dès le jeudi 17 novembre. L’occasion de…
Influenza aviaire : 106 communes tarnaises sous protection
La préfecture a signé ce mardi 22 novembre un arrêté mettant fin à la zone réglementée temporaire et définissant trois zones.…
Le vignoble gaillacois à l'honneur pour le primeur
Comme chaque année, le programme des festivités pour fêter l’arrivée du Gaillac Primeur sera riche en 2022. L’occasion de…
Création de retenue : un réel frein économique
Jeudi dernier à Lautrec, le préfet du Tarn François-Xavier Lauch était en visite sur l’exploitation de Jean-Marc Requis, qui a…
Une rencontre pour évoquer les enjeux de la Montagne
Réunis à Labruguière, les élus et agriculteurs du territoire de la Montagne ont pu échanger autour des préoccupations et…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 87€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site le Paysan Tarnais
Consultez le journal le Paysan Tarnais au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal le Paysan Tarnais