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Les éleveurs de Gasconnes heureux de se retrouver

Le jeune syndicat tarnais des éleveurs de gasconnes des Pyrénées s’est réuni au Dourn le 4 mars pour son assemblée générale.

© Le Paysan Tarnais

Les éleveurs du jeune syndicat tarnais de la race gasconne étaient heureux de se retrouver en assemblée générale, jeudi 4 mars au Dourn. Non pas qu’il y avait un besoin urgent de faire le point sur l’actualité - il ne se passe plus grand chose à cause de la Covid-19. Mais justement parce que ce rendez-vous offrait une bonne occasion de se retrouver en cette période où les contacts entre éleveurs sont limités, faute de manifestations. C’était même la première assemblée générale digne de ce nom pour le syndicat présidé par David Nègre puisque l’an dernier les comptes n’étaient pas encore ouverts et le coronavirus avait semé la pagaille dans les agendas.

Pour cette grande première, la quasi-totalité des onze éleveurs adhérents se sont donc retrouvés sur une exploitation hautement symbolique pour la race, au Dourn, chez Évelyne et Serge Esteveny, pionniers de la gasconne des Pyrénées dans le Tarn.

"Nous avons commencé les gasconnes ici en 1993, nous étions les premiers dans le département", présente Serge Esteveny, éleveur et inséminateur chez Coopelso. Son épouse était installée depuis 1989 avec un troupeau de blonde d’Aquitaine. En recherche d’une nouvelle race pour valoriser des terrains très pentus et accidentés, le couple a été séduit par les qualités rustiques et les bons aplombs de la gasconne. Cette vache sobre leur a fait obtenir des résultats intéressants rapidement. Si bien qu’ils ont revendu toutes les blondes pour se consacrer aujourd’hui à quarante mères gasconnes. L’élevage est conduit en race pure et en croisement blond, un bon mix pour la conformation bouchère.

C’est d’ailleurs sur cet aspect génétique et sur l’insémination artificielle que l’accent a été mis pour cette première assemblée générale, avec l’intervention de Coopelso. Dans le département l’an dernier, 238 femelles gasconnes ont été inséminées, dont 102 en race pure. Le reste l’a été en croisement blonde ou charolais à parts égales, avec un tout petit peu de limousin.

D. Monnery

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