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Prédation
Loup : quelle est la situation aujourd'hui dans le Tarn ?

Les attaques sont moins nombreuses en 2023 dans le département mais la période reste toujours stressante pour les éleveurs sur le terrain.

Présidée par la directrice de cabinet du préfet du Tarn, Corinne Quebre, le comité départemental loup s’est tenu le jeudi 16 novembre à Albi, en présence des représentants de la profession agricole et de l’OFB notamment. L’occasion de faire un point sur la présence du loup dans le département. En 2023, 15 constats ont été faits sur la zone de présence permanente (ZPP, au moins un loup sédentarisé pendant au moins deux hivers consécutifs). Dans le Tarn, il y a trois ZPP non meute (sans reproduction). Depuis le 1er novembre, 63 indices dont 30 classés “loup retenu” ont été relevés, surtout grâce aux pièges photo et essentiellement dans la Montagne Noire. Parmi les nouvelles communes touchées, on compte Barre, Brassac et Pont de l’Arn. Au 13 novembre, 13 attaques ont été enregistrées, contre 46 en 2022. ”Il y en a moins sur un an mais la population est bien toujours présente. On le voit passer. La situation reste tendue sur le terrain”, souligne, Cédric Vaute, membre du bureau de la Chambre d’agriculture du Tarn, qui participait à la réunion. Durant cette dernière, il a également été rappelé qu’en cas d’attaque, il y a un numéro unique à appeler : 05 81 27 52 84. Un agent DDT répondra et mandatera l’OFB pour aller constater dans un délai maximum de 48h.

Un aspect psychologique à prendre en compte

Il a également été rappelé que des aides à la protection sont délivrées par l’État, en fonction des zonages des communes. Concernant ces derniers pour 2024, Brassac et le Bez intégreraient le cercle 1 (zone où ont été constaté plusieurs fois des attaques) et Moulin Mage et Barre rentreraient dans le cercle 2 aux côtés de 29 autres communes. Jérôme Redoules, président de la FDO du Tarn, a ensuite insisté sur le côté psychologique en cas d’attaque, qui est à prendre en compte, en lien avec la MSA. Il souhaite également continuer les travaux avec les autres départements, en organisant peut être des réunions communes. Cédric Carme, éleveur sur la commune de Saint-Amans-Soult, a lui aussi insisté sur l’aspect psychologique. Deux ans après son attaque, il a indiqué que cela perturbait encore son quotidien (stress, voir les voisins arrêter, heures supplémentaires pour se protéger). À la suite des témoignages, la DDT a précisé qu’il serait important de proposer systématiquement aux éleveurs victimes d’être mis en relation avec la MSA ou Comité d’agriculteurs fragilisés. “La préfecture a toujours une oreille attentive sur ce problème, et ça continue avec le nouveau préfet. Le point positif aussi, c’est que désormais l’État fera une distinction entre dégâts sur bovins et dégâts sur ovins, chose qui n’était pas faite avant, et c’était quelque chose que l’on demandait. Le loup attaque au cou pour les ovins et aux cuisses pour les bovins et quand il n’y avait pas de morsure au cou, on écartait de suite la piste du loup”, précise Cédric Vaute.

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