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Cultures
MAEC "Zones Intermédiaires Grandes Cultures" : une nouvelle opportunité pour les exploitations du Tarn

La nouvelle MAEC «Zone intermédiaire grandes cultures» est mise en place en 2026 sur l’ensemble du département du Tarn. Explications en détail.

© Réussir

Cette évolution marque une ouverture importante du dispositif puisque, jusqu’à présent, seuls certains territoires étaient concernés. Désormais, toutes les exploitations tarnaises répondant aux critères d’éligibilité pourraient accéder à cette aide agroenvironnementale. Cette MAEC a pour objectif d’accompagner les exploitations de grandes cultures vers des pratiques plus durables, notamment afin de préserver la qualité de la ressource en eau et de favoriser des systèmes de culture davantage diversifiés. Le dispositif s’adresse principalement aux exploitations spécialisées en grandes cultures. Pour être éligible, l’exploitation devra disposer d’au moins 80 % de sa surface agricole utile implantée en céréales, oléagineux, protéagineux, cultures de fibres, légumineuses non fourragères ou cultures légumières de plein champ. En effet, la MAEC concerne la quasi-totalité des terres arables de l’exploitation puisque 90 % des surfaces arables devront être engagées dans le dispositif. Il ne s’agit donc pas d’un engagement limité à quelques parcelles, mais bien d’une réflexion globale sur les rotations et les pratiques culturales de l’exploitation.

Le cahier des charges officiel est proche de celui de la MAEC ZI GC 2025, avec une durée d’engagement ramenée à trois ans. Parmi les obligations, la diversification des cultures occupe une place centrale. Chaque année, l’exploitation devra disposer d’au moins 20 % de ses terres arables en cultures à bas niveau d’intrants ou en légumineuses. La rotation des cultures est également fortement encadrée Sur au moins 90 % des terres arables engagées, le retour de la même culture deux années consécutives est interdit, à l’exception des légumineuses pluriannuelles et des prairies temporaires. Cette règle impose à de nombreuses exploitations de revoir certains enchaînements culturaux.

Le dispositif prévoit également une obligation de diversité sur trois années. Sur les surfaces engagées, il faudra retrouver au cours de la période d’engagement des 3 ans : 

• une culture d’hiver, 

• une culture de printemps, 

• et une culture à bas niveau d’impact ou une légumineuse, ou bien deux années de légumineuses pluriannuelles ou de prairies temporaires. 

À partir de la deuxième année d’engagement, les exploitations devront également consacrer au moins 1 % de leurs terres arables à des jachères mellifères. Comme pour la plupart des MAEC, des obligations de suivi et de traçabilité accompagneront le dispositif. Les exploitants devront notamment réaliser un diagnostic en amont de l’engagement la 1ère année, enregistrer leurs pratiques culturales et participer à des réunions d’échanges annuelles. Ces temps collectifs ont pour objectif d’accompagner techniquement les agriculteurs engagés et de favoriser le partage d’expériences entre exploitations.

En attendant de réaliser le diagnostic avant le 20 septembre 2026, les agriculteurs devront avoir engagé au moins une parcelle lors de leur déclaration PAC avant le 15 mai 2026. Ils pourront ensuite revenir sur leur déclaration PAC dans le cadre du droit à l’erreur pour confirmer l’engagement sur les 90% des terres arables ou annuler la demande MAEC. Sur le côté financier, l’aide pourrait atteindre jusqu’à 92 €/ha engagé, dans la limite de 18 000 € par exploitation. Toutefois, ce plafond pourrait être revu à la baisse, avec un minimum annoncé de 13 000 €, si le nombre de demandes dépasse l’enveloppe budgétaire disponible. Il est à noter que les responsables professionnels d’Occitanie au travers la Chambre Régionale d’Occitanie et la FRSEA Occitanie ont défendu le dossier afin qu’une enveloppe maximale et un zonage étendu à tout le département soient obtenus. La semaine dernière, la ministre Annie Genevard, a annoncé 40 millions d’euros pour la MAEC zone Intermédiaires dont 1/3 devrait bénéficier aux agriculteurs d’Occitanie. Les exploitations intéressées ont tout intérêt à analyser rapidement leur système afin de vérifier s’ils peuvent bénéficier de cette aide économique intéressante pour la filière céréalière.

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