Maïs : la production française attendue au plus bas depuis 26 ans, selon l'AGPM
Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans. Reprenant les prévisions d’Arvalis, l’association estime qu’elle serait pour le moment projetée à 9,5 Mt, contre plus de 13 Mt l’an dernier. Deux facteurs justifient cette prévision : « la baisse des surfaces d’environ 20 % et un repli incompressible de rendement estimée pour l’instant de 15-20 % par rapport à l’an dernier, suite aux deux épisodes de fortes chaleurs et du manque d’eau », précise le président de l’association spécialisée Franck Laborde. Cette prévision constituerait donc une borne haute, car même si les conditions s’amélioraient par la suite, une part de potentiel est d’ores et déjà perdue, insiste le président de l’AGPM. Les récoltes sont encore loin et beaucoup de choses peuvent encore se passer, amenant à la prudence. Mais la maturité des maïs est en avance par rapport à l’an dernier, les cultures se rapprochant par conséquent dangereusement du stade sensible qu’est la floraison. La filière céréalière française et notamment celle de maïs (OTEX 15) se dirige ainsi vers une quatrième année consécutive de revenus négatifs. L’AGPM en a profité pour redemander des « dispositions permettant de favoriser l’irrigation sur toute la campagne autant que possible pour sauver ce qui pourra l’être ».