Aller au contenu principal

«Nous voulons augmenter notre autonomie alimentaire»

Jean-Luc et Benoît Viarouge sont installés à Montredon-Labessionnié, en vaches laitières. Ils utilisent le séchage en grange depuis 9 ans. Témoignage.

Chez les frères Viarouge, le séchage en grange ça ne date pas d’hier. «On a tourné autour du pot pendant longtemps, se souvient Jean-Luc, car nous avions vu d’autres installations et nous avions vraiment le projet d’améliorer nos coûts de production au travers de l’autonomie alimentaire. Et puis en 2009, nous avons sauté le pas.» Les fondations qui accueillent aujourd’hui l’installation de séchage sont réalisées fin 2009 et le bâtiment sera opérationnel quelques mois plus tard en 2010. «Ce qui nous freinait,, dans notre projet, c’était l’importance de l’investissement. On avait un peu peur» avoue Benoît.

A l’époque l’exploitation (lire les chiffres en encadré) est basée sur un système en ensilage de maïs, avec un peu d’herbe et de la complémentation en tourteau de soja. «On voulait diminuer l’ensilage. On a testé l’enrubanné, mais cela n’était pas concluant» se souvient Jean-Luc Viarouge. «Ce qui nous semblait le mieux, en terme d’autonomie alimentaire et pour améliorer la qualité du lait, c’était le foin, avec une installation de séchage.»

Aujourd’hui, les rations ont changé. Le maïs ensilage a été divisé par deux et représente 9ha de la SAU. Le troupeau est nourri avec le foin récolté sur l’exploitation complémenté avec du maïs grain également produit sur les terres exploitées par les deux frères. «Nous avons même testé des cultures comme le sorgho fourrager avec un précédent orge. Nous sommes satisfaits et nous recommencerons ce genre d’essais» pense Jean-Luc Viarouge.

Concernant l’installation de séchage, les deux éleveurs sont satisfaits du fonctionnement. «Il faut bien avoir à l’idée que chacun a des critères de dimensionnement différents en fonction de la conduite de l’exploitation et des objectifs. Cela peut être donc très différent d’une ferme à l’autre». Sans compter que le Tarn possède une diversité de climat et de paysages. «Il faut adapter le projet à la micro-zone pédoclimatique à l’échelle de l’exploitation» conseille Jean-Luc Viarouge.

Aujourd’hui le bâtiment renferme 4 cellules de 100 tonnes chacune. «Nous souhaitons ajouter une cellule supplémentaire pour augmenter encore notre autonomie alimentaire. C’est un investissement raisonné». Le capteur solaire a quant à lui été installé deux ans après la construction du bâtiment. Le ventilateur a également été changé pour un modèle plus puissant. «Cela nous permet d’avoir une meilleure efficacité pour le séchage et de rentrer 8 hectares par jour au lieu de 5».


Retrouvez l'intégralité du dossier "séchage en grange" dans l'édition en ligne

Pas encore abonné ? Découvrez nos offres !

L’exploitation en chiffres

> SAU : 123 hectares, dont 24 hectares d’orge, 14 hectares de maïs (9 ha pour l’ensilage et 5 pour le maïs grain), le reste en herbe (prairies naturelles, prairies temporaires et luzerne).

> Troupeau : 65 vaches Prim’holstein avec un quota de 543 000 litres de lait, livrés à Sodiaal.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le Paysan Tarnais

Les plus lus

La famille Gayraud tourne la page de sa vie de concessionnaire
Après plus d’un demi-siècle passé à vendre des engins agricoles, la famille Gayraud se recentre sur ses magasins Espace Émeraude…
Un capteur connecté en test avec Caste Aliment
L’entreprise de Mirandol mène un projet pilote avec l’entreprise Nanolike chez un éleveur de poules pondeuses à Villemur-sur-Tarn…
La filière œufs recherche des éleveurs de poulettes
Virginie Rouillon, chef du marché Volailles chez Caste explique l’intérêt de cet atelier.
Opération séduction pour l'agneau tarnais dans les cantines du département
Les collégiens du département ont pu goûter l’agneau tarnais de qualité grâce à une opération de promotion portée par l’…
Le prix des terres ne connaît pas la crise en Occitanie
L’effet Covid a renforcé l’intérêt pour les terres de notre région. Mais, changement climatique oblige, le marché agricole se…
Les parlementaires à l'écoute de la FDO du Tarn
Les acteurs de la production ovine ont invité sénateurs et députés à Montredon-Labessonnié vendredi 28 mai. L’occasion d’échanger…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 85€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site le Paysan Tarnais
Consultez le journal le Paysan Tarnais au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal le Paysan Tarnais