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Viticulture
Nouveau séminaire autour de la filière viticole tarnaise

La rencontre a eu lieu le mardi 12 novembre au Conseil départemental, en présence de l’ensemble des professionnels de la filière.

Après le mot d’accueil du président Christophe Ramond et Maryline Lherm, vice-présidente en charge de l’agriculture, la filière a présenté l’actualité et rappelé que le contexte n’est pas au beau fixe. Après le gel, la grêle et les vendanges compliquées, avec des récoltes faibles (-30% de moyenne avec des écarts importants), la viticulture tarnaise va mal. Concernant les demandes d’aide à l’arrachage de vignes proposées pour résorber la surproduction, les dépôts de dossier sont terminés et l’heure est au bilan. Au niveau national, FranceAgriMer annonce 5 400 demandes d'arrachage, ce qui représente 27 500 ha. Au niveau départemental, pas moins de 1 035 ha devraient être arrachés, ce qui représenterait 15% du vignoble. Un grand nombre d’exploitations vont se trouver en difficulté en fin d’année. Il y a urgence. Les viticulteurs indépendants souhaitent relancer un observatoire économique à l’échelle de la filière départementale car il est nécessaire d’avoir des données concrètes sur la situation. Le Conseil départemental souhaite inviter les banques à se mettre autour de la table des discussions sur la filière tarnaise. Même si la ministre de l’Agriculture a annoncé des mesures de trésorerie notamment de prêts court terme, cela ne suffit pas. Les premiers PGE contractés lors de la crise covid ont du mal à être remboursés. Il faut rallonger les durées. Toutes les cellules «mal-être agricole» sont en alerte. La DDT annonce que les dossiers ISN et perte de fonds sont toujours en attente de finalisation. Le Conseil départemental indique avoir budgétisé un fond d’urgence départemental de 100 000 € (gel et grêle) et attend les déclarations de récolte au 15 décembre pour fixer les critères d’attribution.

Une nouvelle signalétique en projet

Concernant l’aménagement foncier du vignoble, la Safer rappelle que malgré les mesures d’arrachage, des vignes risquent d’être abandonnées. Le prix de l’indice du fermage a augmenté, les revenus des fermiers sont en baisse, la question de l’entretien des vignes va se poser. La FDSEA et la Maison des Vins insistent sur les problématiques sanitaires engendrées par les abandons et les friches déjà existantes, notamment la propagation de la flavescence dorée. Pour finir, le repositionnement du vignoble tarnais est aussi sur la table. Le changement climatique, les modifications des habitudes de consommation imposent à la profession de prendre les devants sur l’avenir. Des études sont engagées et des réunions ont lieu. Un projet «bulles» plutôt encourageant est en cours. Pour continuer à exister et revaloriser le vignoble, il faut aussi aborder le sujet de la transmission et de la formation. Là encore, la profession est dynamique et s’adapte aux besoins. La Chambre d’agriculture propose un forum transmission le 5 décembre. Ces forums ont permis de créer 5 installations en viticulture cette année, d’où l’importance de continuer à les organiser. Les centres de formation travaillent aussi à l’émergence de nouvelles formations notamment sur la taille et l’entretien des vignobles. Pour redonner de la visibilité au vignoble gaillacois, une nouvelle signalétique est dans les tuyaux. Et pour finir, les festivités à venir continueront à mettre en valeur ce magnifique terroir. Chai mon vigneron, en novembre, le marché de Noël en décembre et la Saint-Vincent en janvier, permettront à tous d’en profiter. 

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