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Viticulture
Ouverture de l'aide exceptionnelle à l'arrachage des vignes

Dotée d’une enveloppe de 130 millions d’euros, l’aide forfaitaire s’élève à 4 000 €/hectare.

Face à une crise viticole durable qui fragilise de nombreuses exploitations, l’État met en place une aide nationale exceptionnelle à l’arrachage définitif de vignes. Fruit de plusieurs mois de mobilisation de la FNSEA et des organisations de la production viticole, ce dispositif vise à répondre à l’urgence économique que traverse la filière. Dotée d’une enveloppe de 130 millions d’euros, cette aide forfaitaire s’élève à 4 000 €/hectare, comme en 2025. Elle doit permettre l’arrachage d’environ 32 500 hectares de vignes à l’échelle nationale. En cas de demandes supérieures au budget disponible, un mécanisme de stabilisation réduira proportionnellement les surfaces retenues, à l’exception des viticulteurs s’engageant à arracher la totalité de leurs vignes – une disposition obtenue par les organisations professionnelles pour accompagner les cessations définitives d’activité.

Un passage obligé : l'AMI

Depuis le 6 février 2026, FranceAgriMer a ouvert un Appel à manifestation d’intérêt (AMI). Cette étape est obligatoire : seuls les viticulteurs ayant déclaré leurs intentions dans ce cadre pourront prétendre à l’aide lors de sa mise en œuvre effective, sous réserve de validation par la Commission européenne. Cet AMI permet à FranceAgriMer d’anticiper les surfaces concernées et de préparer le déploiement du dispositif. Une fois le cadre réglementaire définitivement adopté, les viticulteurs devront confirmer leur demande.

Qui peut en bénéficier ?

Sont éligibles les exploitations disposant d’un Siret actif et d’un numéro CVI, ayant déposé au moins une déclaration de récolte non nulle sur les campagnes 2023/24, 2024/25 ou 2025/26 (hors cas de force majeure). Les entreprises en procédure collective d’insolvabilité sont exclues. Les vignes doivent avoir été plantées avant le 31 juillet 2015, et tous les cépages sont éligibles sauf le Chardonnay. Les surfaces doivent être conformes au CVI : il est donc recommandé de vérifier et mettre à jour votre parcellaire avant dépôt. À noter également : le bénéficiaire de l’aide ne pourra pas demander de nouvelles autorisations de plantation pendant dix campagnes suivant l’arrachage, renoncera aux autorisations de plantations nouvelles détenues et ne pourra pas obtenir d’autorisations de replantation suite aux arrachages aidés par ce dispositif.

Comment déposer sa déclaration ?

La démarche est entièrement dématérialisée sur la Plateforme d’acquisition de données (PAD) de FranceAgriMer. Avant de renseigner l’AMI, les viticulteurs doivent s’assurer d’avoir accès au portail FranceAgriMer, d’être inscrits à l’e-service Vitirestructuration et d’avoir mis à jour leur parcellaire dans le CVI. La démarche est à effectuer avant le 6 mars 2026.

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