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Viticulture
Ouverture de l'aide à la distillation de crise 2026

La campagne 2026 de distillation de crise est officiellement lancée.

© Réussir

Le dispositif, piloté par FranceAgriMer, vise à soulager un marché viticole toujours sous tension, en particulier pour les vins rouges et rosés.

Un dispositif exceptionnel pour résorber les excédents

Dotée d’une enveloppe nationale de 40 millions d’euros, cette mesure s’inscrit dans le plan de sortie de crise de la filière vitivinicole. Son objectif est clair : retirer du marché une partie des volumes excédentaires afin de les orienter vers des usages industriels ou énergétiques, et ainsi soutenir les prix et la trésorerie des exploitations. Sont concernés les producteurs, caves coopératives, organisations de producteurs et négociants détenant des vins rouges ou rosés en stock.

Une aide fixée à 33€/HL

Le soutien financier s’élève à 33 euros par hectolitre, répartis entre : 

• 30 €/hl pour le détenteur des vins, 

• 3 €/hl pour le distillateur. L’aide est versée par FranceAgriMer au distillateur, qui la reverse ensuite à l’opérateur. Elle n’est pas soumise à la TVA.

Conditions d'éligibilité

Pour être éligibles, les vins doivent : 

• être rouges ou rosés, 

• présenter un titre alcoométrique ≥ 11 % vol., 

• être livrés en vrac avec les documents réglementaires, 

• correspondre aux volumes déclarés en stock au 31 juillet 2025. 

Un volume minimum de 30 hectolitres par opérateur est requis.

Dépôt des dossiers : attention au calendrier

Les demandes doivent être déposées sur la plateforme dédiée (PAD) : 

• Ouverture : 20 avril 2026 à 12h. 

• Clôture : 12 mai 2026 à 12h. 

La procédure se déroule en plusieurs étapes : dépôt d’un engagement par l’opérateur, validation par le distillateur, puis notification des contrats par FranceAgriMer. À noter : seuls les contrats notifiés ouvrent droit à l’aide.

Un outil conjoncturel pour la filière

Dans un contexte de surproduction et de ralentissement de la consommation, ce dispositif constitue un levier d’urgence pour réguler le marché. Un coefficient stabilisateur pourra être appliqué si les volumes demandés dépassent l’enveloppe disponible, sans modifier le montant unitaire de l’aide. Pour les viticulteurs du Tarn et d’Occitanie, fortement concernés par les tensions sur les vins, cette ouverture offre une possibilité ponctuelle d’alléger les stocks, sans pour autant constituer une réponse pleinement satisfaisante aux difficultés économiques de la filière.

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