Céréales
Ouverture du fonds d'urgence pour les céréaliers du Tarn
D’un montant de 399 000€, le fonds d’urgence vise à soutenir les exploitations fragilisées. Les demandes doivent être effectuées avant le 5 juin 2026.
D’un montant de 399 000€, le fonds d’urgence vise à soutenir les exploitations fragilisées. Les demandes doivent être effectuées avant le 5 juin 2026.
La filière céréalière traverse une période particulièrement délicate. Entre hausse des charges, marchés défavorables et baisse des récoltes observée ces dernières années, de nombreuses exploitations voient leur équilibre économique fragilisé. Dans ce contexte, un fonds d’urgence spécifique aux céréales et protéagineux est mis en place dans le Tarn, doté d’une enveloppe de 399 000 €.
Un dispositif ciblé sur les exploitations les plus fragiles
Cette aide exceptionnelle s’adresse aux exploitants agricoles à titre principal ainsi qu’aux structures sociétaires (GAEC, EARL et autres formes), à condition que ces dernières soient détenues à au moins 50% par des exploitants à titre principal. Pour être éligibles, les exploitations doivent présenter une spécialisation marquée : au moins 60 % de leur surface doit être consacrée aux céréales et protéagineux (référence PAC 2025). À l’inverse, les cultures industrielles ou les légumes de plein champ ne doivent pas dépasser 10 % de la surface. Autre critère déterminant : la perte d’excédent brut d’exploitation (EBE). Celle-ci est évaluée en comparant le dernier exercice comptable clos à une référence calculée sur les années précédentes.
Une évaluation adaptée selon les situations
Le calcul de la perte d’EBE repose sur différentes méthodes selon l’historique de l’exploitation :
• Cas général : lorsque six exercices comptables sont disponibles, la référence est établie à partir des cinq années précédentes, en retenant la meilleure moyenne entre la moyenne arithmétique et la moyenne olympique.
• Exploitations récentes : en l’absence d’un historique suffisant, la référence est calculée sur la moyenne des exercices disponibles.
• Jeunes installés avec DJA récente (moins de 4 ans) : la référence correspond à l’EBE prévisionnel inscrit dans le plan d’entreprise. Pour les sociétés, l’EBE est retraité afin d’exclure la rémunération des associés exploitants et leurs cotisations sociales, afin d’assurer une base de comparaison homogène.
Une aide plafonnée et encadrée
Le montant de l’aide sera déterminé après instruction des dossiers, en fonction du nombre de demandes, des pertes constatées et des crédits disponibles. Une modulation spécifique est prévue pour les exploitations récemment installées. Le plafond d’aide est fixé à 6 000 € par exploitation. Ce soutien s’inscrit dans le cadre du régime dit «de minimis agricole», qui limite le total des aides publiques perçues à 50 000 € sur trois années glissantes.
Dépôt des dossiers jusqu'au 5 juin
Les demandes peuvent être déposées en ligne du 5 mai au 5 juin 2026 inclus. Les exploitants devront fournir plusieurs pièces justificatives, notamment :
• une attestation comptable certifiant la perte d’EBE,
• une attestation de minimis à remplir par l’agriculteur,
• un relevé d’identité bancaire.
Dans un contexte économique tendu, ce fonds d’urgence constitue un levier de soutien ponctuel pour les exploitations les plus touchées. Les agriculteurs concernés sont invités à examiner rapidement leur situation afin de déposer leur dossier dans les délais.