Aller au contenu principal

Pneumatiques : rouler avec des pavés pour gagner en longévité

Lors du renouvellement de ses télescopiques en décembre 2019, la cuma de Puygouzon a opté pour des pneus dotés de patins et de barrettes.

Cela ne fait aucun doute pour le conseiller agroéquipement de la FD Cuma 81 : «Le pneu agro-industriel pourrait se démocratiser dans les Cuma et ailleurs.» Sébastien Jalby constate que même si tout dépend des utilisations, «les pneus sont un des points principaux sur la liste des frais d’entretien d’un télescopique».

Attentifs à l’usure des pneumatiques, les deux groupes - Puygouzon et Mouzieys-Teulet – enregistrent entre 650 et 700 h par an. Leurs chargeurs travaillent le plus souvent au curage et au chargement du fumier. Utilisés aussi pour la manutention des fourrages et le tassage du silo, les surfaces dures et les liaisons routières ont accéléré le renouvellement des gommes.

LIMITER LA FONTE DES PNEUS

Romain Curvale, président de la Cuma et responsable d’un groupe télescopique, explique comment l’idée d’un changement de type de pneumatiques a germé : «Nous avions déjà pensé aux pneumatiques agro-industriels mais les adhérents s’interrogeaient sur le risque de bourrage des pavés et le confort.» Ces points d’inquiétude semblaient pouvoir être levés par le Trelleborg TH500. Le constructeur annonçait également une longévité accrue pour ce modèle.

Par un travail conjoint entre les établissements Lacan, Challenge Pneus et le manufacturier, il a été décidé de monter le pneu conçu pour les sols durs sur les deux chargeurs. L’argument massue de Trelleborg tient dans la garantie. En effet, les pneumatiques sont garantis pour 3 500 heures ! Ils seront d’ailleurs suivis de près par le technicien Profil+. D’expérience, les utilisateurs de la Cuma estiment qu’il faudrait jusqu’à trois montes de pneus agraires, quel-que soit la marque, pour travailler autant.

ET EN PRATIQUE ?

Les 200 premières heures ont déjà produit quelques enseignements. «Il est encore trop tôt pour évaluer l’usure, précise Romain Curvale. Mais les remontées des adhérents sont positives. Le confort de conduite est amélioré sur route. La bande de roulement, faite de pavés, a supprimé les vibrations et le bruit provoqué par les crampons que l’on connaissait avant.» Les utilisateurs n’ont pas constaté de bourrage des pavés.

Sur les dalles en béton, une meilleure motricité a été observé avec une réduction du patinage. «Nous avons aussi remarqué un gain en stabilité dans les manœuvres. Quand le bras est un peu allongé avec un godet plein, le télescopique ne danse pas.» Ce meilleur comportement fait le lien avec un des arguments techniques du manufacturier. Côté machine, il n’y a pas eu de changement de modèle, hormis le choix de la transmission 40 km/h. Ce gain de vitesse sur route peut avoir un effet sur la longévité mais il ne sera pas aussi important que le frottement des patins et des barrettes sur les dalles.

F. Roussel

«Éviter des dépenses supplémentaires»

Rémi Huc, technico-commercial Challenge Pneus, a déjà équipé 10 machines avec le TH500 dont la moitié pour des cuma : «C’est un pneu qui est connu dans le nord mais pas forcément dans notre secteur. La crainte des clients se porte sur la motricité des pneus agro-industriel. Car l’enjeu est d’allonger la durée de vie mais de rester compatible avec les sols autour des bâtiments qui sont parfois terreux. Dans le cas de la Cuma de Puygouzon, le but est de ne pas avoir à refaire une monte de pneu sur les 5 ans d’utilisation. Les 700 heures par an vont les user mais on va éviter des dépenses supplémentaires en comparaison d’un modèle habituel. Il est vrai que les pneus d’un des deux télescopiques seront très sollicités mais nous (Trelleborg et Challenge) ferons ce qu’il faut pour que le contrat soit rempli. De base, nous garantissons 3000 heures. Si le test étendu de la Cuma est concluant pour l’ensemble des parties, nous en retirons une expérience et un savoir qui pourrait profiter à d’autres utilisateurs.
Côté technique, l’adhérence au sol est bonne malgré un nombre de barrettes moins important. Les autres clients font le même retour. Ce produit était livré par Lacan en Michelin agraire, nous avons simplement échangé les pneus sans surcoût. Pour des machines livrées avec d’autres pneus, la décote ne sera pas énorme.»

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le Paysan Tarnais

Les plus lus

La famille Gayraud tourne la page de sa vie de concessionnaire
Après plus d’un demi-siècle passé à vendre des engins agricoles, la famille Gayraud se recentre sur ses magasins Espace Émeraude…
Un capteur connecté en test avec Caste Aliment
L’entreprise de Mirandol mène un projet pilote avec l’entreprise Nanolike chez un éleveur de poules pondeuses à Villemur-sur-Tarn…
La filière œufs recherche des éleveurs de poulettes
Virginie Rouillon, chef du marché Volailles chez Caste explique l’intérêt de cet atelier.
Opération séduction pour l'agneau tarnais dans les cantines du département
Les collégiens du département ont pu goûter l’agneau tarnais de qualité grâce à une opération de promotion portée par l’…
Le prix des terres ne connaît pas la crise en Occitanie
L’effet Covid a renforcé l’intérêt pour les terres de notre région. Mais, changement climatique oblige, le marché agricole se…
Les parlementaires à l'écoute de la FDO du Tarn
Les acteurs de la production ovine ont invité sénateurs et députés à Montredon-Labessonnié vendredi 28 mai. L’occasion d’échanger…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 85€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site le Paysan Tarnais
Consultez le journal le Paysan Tarnais au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal le Paysan Tarnais