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OPA
Prévention et retraite au cœur des débats

Réunis en assemblée générale à Cap Découverte dans le Carmausin, les délégués territoriaux de la MSA MPN sont revenus sur l’actualité de la Sécurité sociale agricole.

Annie Miotelo-Lajarra, la vice-présidente Vie Mutualiste, Jean-Pierre Dilé, le président de la MSA MPN et Éric Dalle, son directeur général ont accueilli Pascal Corméry, le président de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA) sur le site idoine de l’espace de loisirs et culturels de Cap Découverte à le Garric dans le Carmausin.

Une fois n’est pas coutume, c’est à la Maison de la musique de l’Espace de loisirs et culturels tarnais de Cap Découverte dans le Carmausin que la Mutualité sociale agricole Midi-Pyrénées Nord (MSA MPN) a tenu ce 22 avril son assemblée générale. Et si Pascal Cormery, le président national de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA) était attendu, hélas la santé de l’exploitant agricole tourangeau ne lui permit pas de concourir pleinement aux différents débats et discussions.
Qu’importe, Jean-Pierre Dilé, le président territorial de la caisse Midi-Pyrénées nord, revenait sur l’actualité de la Sécurité sociale agricole à commencer par la signature fin 2021 de la Convention d’objectifs et de gestion (COG) qui lie pour les cinq ans à venir la MSA et l’Etat aux termes de «longues négociations pour ne pas dire discussions». Une délégation de gestion de la protection sociale agricole essentielle pour la MSA à laquelle des efforts notoires de rationalité ont été demandés par les pouvoirs publics notamment sur les charges hors personnels et les dépenses structurelles. L’autre actualité est celle de la revalorisation des pensions de retraites agricoles les plus faibles, enfin, assurée par les lois du 3 juillet 2020 et du 17 décembre 2021 portées à l’initiative de l’atypique député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne ! Cette loi permet une revalorisation de quelque 100 euros en moyenne par mois des plus petites retraites agricoles, celles des conjoints collaborateurs (principalement des femmes) et des aides familiaux des exploitants agricoles (frères, sœurs, enfants…). «L’objectif est que les concernés puissent bénéficier d’une pension minimale de 85% du SMIC net soit environ 1046 € brut - ndlr auquel il faut déduire les contributions sociales généralisées (CSG) et au remboursement de la dette sociale (CRDS). Si 13 700 bénéficiaires sont concernés sur le territoire (ndlr : Aveyron, Lot, Tarn-et-Garonne et Tarn), tous ne sont pourtant pas impactés par cette revalorisation» souligne le directeur général, Éric Dalle à l’appui de son président, Jean-Pierre Dilé rappelant que «seules les pensions principales et parfois exclusives sont visées». De fait, les pensions de toutes les retraites et activités étant prises, seuls 42% d’entre eux profitent pleinement du dispositif. «Le problème est celui du revenu et du statut de l’agriculteur» note Jean-Pierre Dilé.

Assurer la continuité des prestations

Comme en 2020, entre confinement, déconfinement, restrictions sanitaires et campagnes de vaccination, l’année 2021 a été marquée par la pandémie de covid-19. Face à cette crise sanitaire inédite, l’accès aux droits de ses ressortissants et la protection sociale de ses assurés sont restés les priorités de la MSA MPN. Notamment, le traitement des indemnités journalières (IJ) versées lors d’arrêts maladie exponentiels (ndlr : sans jour de carence pour les cas covid ou contact) imposées par des mesures sanitaires contraintes des pouvoirs publics, ont accaparé le personnel. «Devant cet afflux inhabituel de dossiers, nous avons dû être réactifs en nous réorganisant en interne» souligne Éric Dalle, le directeur général de la caisse territoriale non sans rappeler que «tout est mis en œuvre pour revenir à des délais de paiement raisonnables». Une adaptabilité permanente avec laquelle l’organisme de sécurité sociale agricole a dû jongler ! «Pour 1€ de cotisations perçues, 2,47€ de prestations ont été versés. Ce ratio illustre le poids de la solidarité nationale et interprofessionnelle. Il est encore renforcé par la prise en compte de toutes les prestations versées pour le compte de l’inter-régimes et des départements» informe Éric Dalle. La MSA a mené à bien le paiement des prestations et pris à sa charge diverses mesures d’accompagnement publiques entre reports de charges et frais de santé des travailleurs détachés assumés exceptionnellement. «Les services santé et sécurité au travail ont répondu présents» assure le directeur général. 

Casse-tête de la prise en charge des calamités agricoles…

Si la covid-19 est toujours présente, les calamités agricoles avec une prise en charge des cotisations sociales par la MSA NMP ne sont pas en reste dans des moments complexes et durables qu’ils soient climatiques avec les épisodes de gel, sanitaires avec l’influenza aviaire ou économique avec la question de la souveraineté alimentaire ! «L’agriculture ce n’est pas Martine à ferme ! L’agriculture, c’est des hommes et des femmes exploitants agricoles et salariés qui jouent un rôle essentiel dans nos économies locales» rappela d’ailleurs le président de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA), Pascal Cormery lors de son intervention en clôture. La mise en œuvre de leur prise en charge par une enveloppe exceptionnelle de l’État validée tant bien que mal par l’Union européenne de quelque 170 millions d’euros (mais déjà dépassée de 24 millions d’euros !)  comme il le regrette «des plus complexes pour ne pas dire incompréhensibles», n’arrange en rien une situation déjà ardue. Bref comment faire compliquer quand on peut faire simple !

Une vie mutualiste et solidaire maintenue

Nathalie Chauchard et Annie Lajara-Miotello les présidentes et vice-présidentes du Comité de vie mutualiste (CVM) se veulent plus rassurantes avec la reprise progressive des actions des comités territoriaux autour notamment de la prévention santé et des risques professionnels ou de l’inclusion numérique autour du service en ligne la route du SEL. Des ateliers de l’élu ont accompagné les délégués de la MSA dans leur engagement à travers plusieurs modules leur permettant d’appréhender leur mandat en adéquation avec leur territoire (quatre départements, l’Aveyron, le Lot, le Tarn-et-Garonne et le Tarn autour de vingt-six comités locaux). Et déjà, d’engager des actions autour de l’alimentation, enjeu de cette année 2022. Mais la MSA, c’est aussi la solidarité ! Ainsi, 5 200 euros ont été recueillis en faveur du Secours populaire pour l’urgence en Ukraine. Un don financier qui permettra sur place d’agir au plus près pour soutenir sa population.

Prendre soin de soi et des autres

Face à une crise sanitaire durable à laquelle s’ajoute aujourd’hui une conjoncture économique préoccupante liée au conflit russo-ukrainien, plus que jamais la prévention du mal-être agricole et l’accompagnement des agriculteurs demeurent primordiaux pour l’organisme de Sécurité sociale agricole. Et les services notamment médicaux de la MSA MPN d’être pleinement mobilisés pour prévenir de cette autre «crise» qu’est le suicide ! «Le mal-être peut prendre plusieurs formes, physique, psychique... jusqu’au suicide» insiste Agnès Mano, responsable Action sanitaire et sociale au sein de la MSA MPN non sans remarquer que «l’isolement ou le changement peuvent être une alerte. L’important c’est d’être entendu» rappelle-t-elle. Outre les assistants sociaux, les médecins ou des groupes anonymes de paroles et d’orientation vers d’autres organismes ou associations pouvant aider les personnes, accompagnant individuellement ou collectivement cette souffrance, les délégués mutualistes jouent un rôle essentiel pour être un relais sur leurs territoires. Ensemble, ils permettent d’accompagner une centaine de personnes pour qu’elles retrouvent cette nécessaire confiance en eux et en l’avenir… Parce que «la MSA n’est pas qu’un tiroir-caisse d’appel à cotisations» !
 

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