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Pulvérisateur : tarif et astreinte réduits avec l'automoteur en Cuma

La Cuma d’Assou mise sur le service complet pour intervenir rapidement. Passées les caractéristiques de la machine, c’est surtout l’organisation des chantiers qui fait fondre les coûts. Témoignage.

Depuis l’arrivée du premier automoteur en 1998, l’engin a gagné en capacité de cuve mais c’est surtout le groupe de pulvérisation et les surfaces traitées qui se sont nettement accrus. Ces changements se sont faits dans le cadre de l’inter-Cuma. «La machine opérait au début sur Carlus, Poulan-Pouzols, Lombers, Sieurac,… et maintenant on va jusqu’à Saint-Lieux-Lafenasse et au Travet ainsi que vers Villefranche d’Albigeois», explique Vincent Maffre (chauffeur de la Cuma). Malgré des parcellaires parfois plus contraignants, l’automoteur de pulvérisation réalise 30 % de son travail dans la zone des plateaux.

L’ANTICIPATION EST UN GROS FACTEUR D'ECONOMIES

«On a la chance d’avoir des secteurs avec des agriculteurs impliqués. Ils sollicitent les autres membres du groupe pour réaliser les traitements si possible le même jour, note Vincent Maffre. Je construis le planning pour répondre aux besoins au plus vite.» Comme les stades des cultures et les conditions climatiques ne sont pas identiques entre la plaine et les plateaux, il faut bien prévoir les interventions. Pour autant, les agriculteurs sont systématiquement avertis que le pulvérisateur va bientôt sortir afin de prendre date.

Afin d’abaisser les coûts, il faut réduire les temps morts que sont les remplissages d’eau et les rinçages (environ 30 minutes). «Mon but est de rincer le moins souvent possible !» appuie Vincent Maffre qui s’échine à éviter différents types de traitements sur une journée. La planification des travaux fait que la transmission des consignes est rapide. «Je n’ai pas à courir après les adhérents. Souvent, les bidons et l’identification des champs sont prêts quand j’arrive.» La priorité est toujours donnée aux agriculteurs qui ont réservé leur créneau d’intervention, ce qui n’empêche pas des prestations exceptionnelles mais «normalement quand on voit passer l’automoteur, avec la vitesse d’intervention que j’ai, il est déjà trop tard, explique le chauffeur. Il faut vraiment anticiper sa demande.»

L’AZOTE LIQUIDE ACCROIT LA RENTABILITE

Quand les conditions météorologiques sont les plus favorables pour les traitements, l’automoteur couvre entre 120 et 130 ha par jour. C’est régulièrement le cas pour les fongicides. À certaines périodes de l’année, quand le vent force la machine à arrêter les phytos plus tôt le matin, la bascule vers l’engrais liquide est faite pour le cœur de la journée. «La cuve de 4 000 litres me permet d’embarquer jusqu’à 5 tonnes d’engrais», précise le chauffeur de la Cuma. Cette tâche porte la surface annuelle couverte tous travaux confondus entre 3 000 et 3 300 hectares.

En comptabilisant les trajets routiers, le carburant, le chauffeur, les remplissages, les rinçages et l’intervention au champ, la machine couvre 6,5 ha/heure. Cette vitesse reste étroitement liée à la bonne organisation des chantiers. Les chauffeurs connaissent la machine et l’avantage notable pour réduire les temps morts réside dans l’automoteur. A contrario, des modèles portés ou traînés doivent être dételés/attelés, paramétrés, etc…

UN SERVICE AU TARIF CONTENU

Si l’argument de l’autonomie avec son propre pulvérisateur se tient, il est parfois difficile d’établir le véritable coût (pulvérisateur, temps-homme, tracteur) sur les fermes. Combien d’entre elles connaissent le chiffre exact ? Les contraintes du Certiphyto et du contrôle pulvé accroissent également la complexité des travaux de soin des plantes mais il n’est pas rare que des agriculteurs gardent leur pulvérisateur et fassent aussi appel à la Cuma.

Tout n’est pas qu’une question de coût et l’organisation du travail (traite ou vêlage par exemple) doit être réfléchie. À la Cuma d’Assou, ce dernier point est géré par les chauffeurs. Pour les adhérents du groupe pulvérisation la facture du service complet comprend une facturation à l’heure (50 €) et à l’hectare (7 €). Le coût des trajets, et l’usure qui en résulte, sont mutualisés pour tout le groupe. La moyenne de tarification est de 16,50 €/ha. De quoi faire réfléchir quand on sait que les parcelles aux contours compliqués pèsent mathématiquement assez lourd sur ce chiffre.

F. ROUSSEL

UNE OPTION DE PULVÉRISATION HAUT NIVEAU


Le choix de la technologie Optimal Spray System (OSS) a augmenté la régularité et la qualité de la pulvérisation quelle que soit la vitesse d’avancement. Les deux paires de buses (phyto ou engrais) sont ouvertes ou fermées automatiquement. « Pour les fongicides, on peut mouiller davantage, jusqu’à 250 litres/ha. Notre choix des buses fait qu’à vitesse normale, c’est la deuxième buse qui fonctionne », précise le chauffeur. Dans les fortes pentes où les fins de lignes, la première buse prend le relai pour assurer la bonne dose malgré le ralentissement. La mutualisation a permis l’accès à l’option OSS qui serait coûteuse pour un acheteur seul, même avec plusieurs centaines d’hectares annuels.
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