Sécheresse : le Crédit agricole débloque 1,5 Md€ de prêts aménagés, sans aide de l'État
Le Crédit agricole a annoncé le 16 septembre, lors d'un point avec la presse, qu'il débloquera, dès ce jour, une enveloppe d'1,5 milliard d'euros (Md€) de prêts de court terme (2 à 4 ans) à remboursement in fine (pas d'échéance intermédiaire) et à taux préférentiel (de 2,5 % pour le prêt de deux ans à 3,5 % pour quatre ans), pour les agriculteurs touchés par la sécheresse (bonification de 0,5 point du taux pour les jeunes agriculteurs). Ces prêts intitulés « Coups-Durs Agri-Viti » seront distribués « à marges négatives » pour l'établissement bancaire. La banque estime qu'une quinzaine de pourcents des agriculteurs auront besoin d'un prêt à court terme cet automne. L'éligibilité des dossiers sera à la main des caisses régionales, avec des « cas de conscience » à venir pour les situations les plus difficiles, et une vigilance à ne pas créer « d'effet d'aubaine » pour les exploitations les mieux loties, a expliqué le président de la Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA), Éric Vial. Et de conclure : « Le groupe Crédit agricole croit en la ferme France ». Le même jour, les Banques populaires ont annoncé un dispositif similaire (crédits « de trésorerie », plafonnés à 2,5 %). Après plusieurs semaines de négociation avec le gouvernement, le taux résiduel ne sera finalement pas pris en charge par l'État, qui pourrait intervenir plus tard sur des dispositifs bancaires liés à l'installation et la transition. Le coût pour l’État d'un abaissement des taux à zéro aurait été d'une centaine de millions d'euros, selon l'établissement bancaire.