Élevage
Sélitarn : un moment creux pour anticiper la suite
Ce mardi 17 février, le syndicat des éleveurs limousins du Tarn (Sélitarn) s'est réuni en assemblée générale pour retracer les temps forts d’une année…pas comme les autres.
Ce mardi 17 février, le syndicat des éleveurs limousins du Tarn (Sélitarn) s'est réuni en assemblée générale pour retracer les temps forts d’une année…pas comme les autres.
“Nous sommes très contents de voir des jeunes nous rejoindre.” C’est par ces mots que Didier Albinet, co-président de Sélitarn, a lancé les hostilités avant-hier matin en s’adressant à la quinzaine d’éleveurs présente au rassemblement du syndicat limousin. Avec 21 adhérents à son actif, Selitarn fait face à 6 départs à la retraite pour 2 arrivées ces dernières années. Conséquence d’une tendance globale qui va bien au-delà du département. Si l’année 2025 “s’est terminée plus difficilement qu’elle n’avait commencé”, c’est parce qu’elle a été mouvementée. Cela n'empêche en rien le syndicat de vouloir anticiper au mieux les mois et même les années à venir.
Sélitarn, c'est des concours...
Chaque année, les concours font vibrer le syndicat. En 2025, quatre temps forts pour plus d’une centaine d’animaux engagés : le concours départemental de Réalmont, le régional Bétaille, le comice Tanus et le national de Baraqueville. Loïc Corbière, co-président également, témoigne : “On voit qu’il y a de la motivation pour ça. Ce qui saute aux yeux, c’est que le niveau augmente chaque année, tant pour les concours départementaux que régionaux ou nationaux.” En 2028, le syndicat espère pouvoir accueillir le concours régional de la race à Réalmont. “En espérant qu’il y ait des jeunes qui s’y filent”, sourit Didier Albinet, qui a d’ores et déjà annoncé vouloir laisser sa place à l’issue de la prochaine assemblée générale.
...mais pas que !
“Il faut que l’élevage tarnais soit représenté dans les concours. En revanche, il faut pouvoir contenter tout le monde dans le groupe, et faire en sorte que les cotisations servent aussi à autre chose.” Afin d'accueillir “du mieux possible” les éventuels nouveaux éleveurs, Loïc Corbière soumet l’idée aux adhérents actuels : “On veut que chaque éleveur trouve un intérêt à adhérer à Selitarn.” L’an passé, le syndicat avait déjà mené cette réflexion. Malheureusement, l’actualité sanitaire n’a pas aidé : “On souhaitait faire des visites d’élevage pour découvrir de nouveaux systèmes, organiser des journées thématiques… Nous avons du temps devant nous pour planifier ces choses-là désormais.” Une initiative bien reçue par les personnes présentes dans la salle, qui n’ont pas manqué de prendre la parole librement. L’ambiance était détendue, ce qui a permis au syndicat de débattre collectivement et de manière constructive. L'AG s’est conclue par deux interventions des représentants du GIE Liredoc et de Coopelso afin d’évoquer plusieurs aspects techniques : commercialisation, DNC, sélection, taureaux…
Un beau moment d’émotions…
“J’ai assouvi un rêve de gosse.” Jean-Marc Larroque (L’Écho Limousin) a participé l’an dernier au prix d’ensemble du concours national à Baraqueville. En début d’AG, son travail a été joliment salué par ses collègues : “Nous t’offrons une plaque pour te féliciter. Ce n’est pas la plus prestigieuse, mais c’est celle de tes copains”, a lancé Didier Albinet au nom du groupe, très ému. L’éleveur, très touché par le geste, lui a répondu d’une voix tremblante : “C’est un travail monstrueux que ne n’oublierai pas… et que je ne referais pas ! Il y a un engagement financier ponctuel, c'est une certitude. Mais l’expérience vécue, elle, reste à vie.”