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Stéphane Marc : la régularité d’une bonne génétique récompensée

La bonne génétique du troupeau de Blonde d’Aquitaine de Stéphane Marc (Montredon-Labessonnié) lui permet de conserver sa première place départementale au challenge des Sabots.

© Le Paysan Tarnais

Pour la troisième année consécutive, Stéphane Marc se retrouve sur la plus haute marche du podium départemental du challenge des sabots d’or en Blonde d’Aquitaine. Une belle régularité que cet éleveur, adhérent au contrôle de performance depuis 1995, doit avant tout à la génétique de ses animaux. Ses bons indicateurs de valeur maternelle et de sevrage sont le résultat de son orientation tournée à 100 % vers l’insémination artificielle. Ce choix permet à l’éleveur de sélectionner finement les caractéristiques des taureaux utilisés. En contrepartie, cela lui demande une astreinte importante car il doit s’en remettre à son œil expert pour déceler les chaleurs.

Parallèlement, l’éleveur Montredonnais a toujours élevé son propre renouvellement pour maintenir un âge moyen du troupeau compris entre 6 et 7 ans. Sur les vingt-cinq génisses gardées chaque année, Stéphane Marc en conserve ainsi quinze pour son cheptel. La dizaine d’autres est vendue à des éleveurs qui, comme lui, cherchent du mixte-viande et ne veulent surtout pas avoir de problèmes de vêlages.

Vêlages toute l’année

Après la retraite de ses parents en 2009, Stéphane Marc a progressivement arrêté l’élevage de brebis pour développer petit à petit le troupeau de Blonde d’Aquitaine. Le cheptel est ainsi passé de 45 à 75 mères, dont 62 sont utilisées pour des vêlages de race pure et 13 pour des croisés. L’ancienne bergerie a été transformée pour accueillir les vaches de réforme et les génisses. Un deuxième bâtiment est consacré à l’élevage. Stéphane Marc a pris l’option d’étaler les vêlages sur toute l’année. Cela lui offre l’avantage de lisser ses revenus et surtout de pouvoir encaisser les soubresauts des prix. L’inconvénient de cette option, outre les astreintes dues à une conduite différenciée du troupeau, est qu’elle l’empêche de procéder à un vide sanitaire qui lui permettrait de couper le microbisme, car «il y a toujours des animaux dans le bâtiment», note l’éleveur.

Ses veaux sont vendus exclusivement sur la marché d’Albi, et à de rares occasions sur celui de Valence. «En allant sur le marché, je suis maître de mes prix, apprécie Stéphane Marc. En plus je repars directement avec le chèque, je n’ai pas à attendre trois semaines avant d’être payé. Et puis c’est un lieu de rencontres…»

À l’installation de Stéphane Marc en 1998, l’exploitation familiale est passée de 50 ha à 95 ha part achat et location. Cette surface ne lui permet cependant pas tout à fait d’être autonome au niveau du fourrage. «Cette année on a d’abord eu le gel pour la première coupe de luzerne, puis la sécheresse pour les deuxième et troisième coupes, indique Stéphane Marc. Ici les sols sont caillouteux, filtrants et séchants.» Des achats de maïs doux et de foin sont donc venus compenser le manque. L’alimentation des veaux, elle, est composée d’environ 70% céréales et 30% complémentaires azotés avec un peu de tourteau de lin pour faciliter engraissement.

D. MONNERY

Retrouvez l'analyse du spécialiste bovin viande à la Maison de l'élevage du Tarn et le palmarès du challenge des sabots 2017 dans l'édition en ligne

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