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FDSEA/JA : acte 2 de la mobilisation à Castres

D’abord sur le rond-point de la Chartreuse puis devant le centre des impôts, les agriculteurs tarnais ont fait entendre leur mécontentement.

“C’est loin d’être fini !” Après Albi le 18 novembre, les agriculteurs de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Tarn étaient de retour dans les rues de Castres le mercredi 27 novembre, pour “l’acte 2” de la mobilisation. Le rendez-vous était d’abord donné sur le rondpoint de la Chartreuse, en face du Auchan, pour alerter la population et exprimer le mécontentement toujours bien présent de la profession, à travers des messages inscrits sur la route et sur des bâches, “pensez à notre avenir”, “Barnier, Genevard, que des bobards”, “l’État bougez vous”. À l’entrée du rond-point, certains agriculteurs arrêtaient les véhicules pour distribuer des tracts. “C’est important de se montrer dans tout le département et de redire à la population qu’on a plus que jamais besoin de soutien”, souligne la coprésidente de la FDSEA, Marie-Line Bruel. Les agriculteurs pestent toujours contre la surcharge administrative, le manque de revenu et le possible accord entre l’UE et le Mercosur. “Dans ces pays, les règles ne sont pas les mêmes qu’en France. Sur 180 produits qu’ils utilisent pour l’élevage, 160 sont interdits chez nous”, raconte un agriculteur.

Les impôts ciblés

Comme à Albi, les camions frigo ont été ciblés. Plusieurs se sont arrêtés, et le constat est sans appel : “100% des camions contrôlés transportaient de la viande pas française”, note Christophe Rieunau, co secrétaire général de la FDSEA. Un fait qu’ont pu également constater quelques agriculteurs partis dans les rayons du magasin Lidl tout proche. Gigot d’agneau de Nouvelle-Zélande, filets de poulet d’Allemagne, haricots verts du Maroc, oranges à jus d’Espagne… pour chaque produit étranger, un autocollant “On marche sur la tête” était déposé dessus. En fin de matinée, le convoi a pris la route du centre-ville, sous les applaudissements des Castrais, et a fait un arrêt avenue Charles de Gaulle, devant le centre des impôts. Des bennes de fumier ont été déversées, avant de pailler l’entrée du bâtiment. Pourquoi cette cible ? “On est en désaccord avec eux sur la TFNB. Nous demandons un dégrèvement de 50% pour tous les agriculteurs et on nous propose que 30%, ça n’avance pas malgré plusieurs rencontres. On ne lâchera rien”, justifie Christopher Régis, président des JA81.

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