Education
Une rentrée dynamique dans l'enseignement agricole
Les établissements agricoles tarnais affichent des effectifs solides et de nombreux projets pour cette nouvelle année scolaire. Tour d’horizon avec les responsables.
Les établissements agricoles tarnais affichent des effectifs solides et de nombreux projets pour cette nouvelle année scolaire. Tour d’horizon avec les responsables.
Ineopole Formation, Brens
“La rentrée s’est très bien déroulée, avec une équipe dynamique” pour la Maison familiale et rurale de Brens, selon sa directrice Karine Venot, arrivée en 2025. Près de 180 apprenants ont fait leur rentrée dans l’établissement cette semaine, avec une augmentation des effectifs, notamment en Bac pro. Le Bachelor Agro génie agronomique et transition fait partie des nouveautés cette année, “et il reste des places”, précise la directrice. Pour les personnes intéressées, n’hésitez pas à contacter l’Ineopole. Les formations BTS ACSE (analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole), BP REA (responsable entreprise agricole) et diplôme d’État accompagnant éducatif et social et conseiller en économie sociale familiale sont également au programme de cette rentrée à Brens. Le samedi 10 octobre, l’établissement célèbrera son cinquantième anniversaire, avec plusieurs animations prévues.
MFR Bel Aspect, Gaillac
Environ 400 élèves ont fait leur rentrée à la Maison familiale rurale de Gaillac, tous effectifs confondus (formation initiale, continue et apprentissage). “C’est un bon cru pour nous”, indique le directeur Stanislas Mouneau. Les classes de 4e et 3e qui préparent aux métiers de l’agriculture rencontrent une bonne affluence, et le CAPa Saver (service aux personnes et vente en espace rural) “se maintient”, selon les mots du directeur. Afin de renforcer leur ancrage territorial, “on réfléchit aussi à d’autres formations dans nos secteurs sanitaire, social, service et vente” poursuit Stanislas Mouneau. Une volonté qui s’inscrit dans le cadre du Projet régional de l'enseignement agricole (PREA) piloté par les DRAAF (Directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt). L’établissement poursuit aussi des opérations de rénovation et de remembrement avec la création d’un city stade et d’une piste d’athlétisme.
Lycée Touscayrats, Verdalle
C’est une rentrée “dans la continuité” pour le lycée privé Touscayrats selon la directrice de l’établissement Manon Larrere. Environ 450 élèves ont démarré le mercredi 2 septembre, en décalé par rapport à la plupart des autres pour que tout se passe en douceur, surtout “pour les internes de 4e et 3e , qu’ils n’aient que deux nuits à passer la première semaine”, poursuit la directrice. Les premiers jours sont d’ailleurs des temps de cohésion pour favoriser un bon cadre d’apprentissage. L’établissement privé propose des formations variées, dans des parcours agricoles, équestres, d’animation, de services à la personne et de sport. L’an prochain, un manège equi handi (adapté aux personnes en situation de handicap) sera inauguré.
Lycée privé forestier André Alquier, Saint-Amans-Soult
Pour le lycée privé André Alquier à Saint-Amans-Soult, c’était une «bonne rentrée», déclare Christophe Piau, le directeur : avec 195 élèves et une vingtaine d’apprentis, «l’établissement est plein». Cette année, le lycée forestier va mettre l’accent sur la conduite de machines forestières car il a fait l’acquisition de machines de simulation en 2025 et souhaite suivre la demande de la filière forestière. L’option rugby et le déplacement annuel au Québec font toujours partie des atouts phares. Initialement Maison familiale rurale à sa création en 1955, l’établissement est devenu lycée privé en 1992. «Aujourd’hui, nous sommes en phase de croisière», conclut le directeur.
MFR Peyregoux
À la MFR de Peyregoux, c’est une équipe renouvelée qui a accueilli les quelque 170 élèves (120 en formation initiale et 50 en apprentissage) : des personnels, enseignants et même un directeur et un président font leur première rentrée sur le site. Les effectifs des 3ème et des Seconde du Bac pro SAPAT (services aux personnes et aux territoires) sont en progression. Par ailleurs, l'établissement recherche encore des jeunes motivés pour démarrer un apprentissage dans les secteurs de la restauration, du service et de la petite enfance. Dans ces métiers en tension, les entreprises sont en recherche d’apprentis.
L’EPL du Tarn, “un bel outil sur le territoire”
Originaire de Bretagne mais Catalan d’adoption, François-Xavier Lugand vient de poser ses valises dans le Tarn pour prendre la direction de l’EPL (lycée Fonlabour à Albi et Flamarens à Lavaur), en remplacement de Sylvie Dolet. Après 19 ans passé au LEGTA de Théza (Pyrénées-Orientales), 6 ans au LPA Martin-Luther King à Narbonne puis 6 ans à l’Agricampus de Castelnaudary, François-Xavier Lugand débarque à Albi avec l’ambition de poursuivre le travail engagé et répondre aux besoins de demain. “Le cap a été fixé par la loi d’orientation l’année dernière : +30% d’élèves dans l’enseignement agricole à horizon 2030. On doit s’inscrire dans cette démarche, dans un contexte quand même de baisse de la démographie. Il faut donner plus envie aux jeunes de s’inscrire, en communiquant auprès d’eux et en organisant des événements avec les professionnels.” Avec une agriculture en constante évolution, le nouveau directeur est conscient de “devoir enseigner autrement”, “l’eau, l’environnement et plus globalement l’adaptation au changement climatique font évidemment partie de nos thèmes majeurs”. Pour ce faire, l’établissement continuera à s’appuyer sur une équipe pédagogique dynamique, une diversité de formations et options sportives et des partenariats solides avec des établissements agricoles à l’étranger, qui font la réputation de l’EPL. “C’est un bel outil sur le territoire, parmi les plus importants de la région, avec deux sites complémentaires à Albi et Lavaur. Je n’ai pas hésité longtemps avant de venir, d’autant plus que le Tarn est un département très agricole”, reconnaît François-Xavier Lugand. Parmi les projets du moment, l’établissement travaille en collaboration avec Arbres et paysages tarnais sur l’agroforesterie au sein de sa ferme pédagogique à Bellegarde. Les équipes préparent également le nouveau Bachelor agro génie de l’eau (Bac +3), qui sera proposé à partir de la rentrée 2027, avec l’appui de l’école AgroParisTech. 500 élèves ont fait leur rentrée cette année à Fonlabour, contre plus de 130 apprenants pour Flamarens à Lavaur, où un nouveau responsable du lycée est également arrivé, Charles-Denis Quaghebeur, lui aussi venu du lycée agricole de Castelnaudary.