Aller au contenu principal

Vaches de réforme, un marché qui demande plus de qualité !

Le Paysan Tarnais du 2 décembre consacre un dossier complet à la filière des vaches de boucherie. La finition des animaux reste un grand enjeu.

© Le Paysan Tarnais

Sur le département, la grosse majorité des vaches de plus de 3 ans issues des élevages allaitants sont vendues en grande surface, sous forme d’unité vente consommateur (UVC) (morceaux à cuisson lente ou rapide, steaks hachés…). Les mieux conformées sont destinées à la boucherie traditionnelle. Les vaches laitières, elles, sont majoritairement transformées en steaks hachés. Toutes ces vaches sont commercialisées dans la région, quelques fois un peu plus loin en France. Mais de toute façon, elles alimentent uniquement le marché intérieur.

Même si au kg/carcasses, les vaches françaises restent mieux valorisées que les allemandes et les irlandaises, les niveaux de prix restent très bas. Trop bas en tout cas pour permettre aux éleveurs de sortir une marge. La chute de la consommation française et la concurrence des pays d’Amérique du Sud ont entraîné une dégringolade des cours. «Aujourd’hui, explique Gérard Sudries, éleveur et négociant en bestiaux, nous sommes arrivés à des prix tellement bas pour nos vaches que nous ne sommes même plus concurrencés par l’international. Rien qu’avec les coûts de transports, les vaches exportées arrivent plus chères que les nôtres.»

Dans ce contexte difficile pour les éleveurs bovins viande, les acheteurs sont en constante recherche de marchés porteurs de plus-value. La demande s’oriente de manière générale vers des animaux avec une bonne qualité de finition. «Il ne faut pas forcément des carcasses très lourdes, au contraire même» précise Didier Roussel, directeur d’Elvea. «Mais des bêtes vraiment bien finies». Une évolution qui, selon Jean-Pierre Fabre, éleveur et négociant à Fréjairolle, s’explique par la progression de la génétique des animaux. «Les bêtes ont de plus en plus de muscles. Pour que la viande soit savoureuse, il faut donc que la finition soit parfaite ! Mais voilà. Un bon engraissement, c’est 500 à 600 euros. Il faut que la trésorerie puisse suivre !»

Envie d'en savoir plus ? Lisez le Paysan Tarnais !

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le Paysan Tarnais

Les plus lus

Un dispositif de soutien pour les grandes cultures

Le fonds d'urgence de 35 millions d'euros vise à soutenir les exploitations les plus fragilisées.

Une nouvelle présidence pour Tarn Blonde d'Aquitaine Sélection

Damien Cransac et Florian Belot, éleveurs à Brens et Beauvais-sur-Tescou, succèdent à Jean-Paul Nouvel.

Céline Imart, députée européenne : "un coup d'arrêt salutaire" pour l'accord UE/Mercosur

Trois questions à Céline Imart, députée européenne et agricultrice dans le Tarn, après la saisine de la Cour de justice sur l'…

Le BistroTarn à nouveau au rendez-vous du SIA

Du 21 février au 1er mars, les filières agricoles tarnaises seront encore une fois à l’honneur au Salon International de l’…

Lait : accord Unell-Lactalis pour un prix en hausse, à 406,53 €/1000 litres sur février et mars

Lactalis et l’Unell se sont mis d’accord sur le prix du lait pour les mois de février et de mars 2026, en moyenne nationale à…

DNC : bientôt la reprise des mouvements pour une partie du Tarn

À partir du 9 février, certains éleveurs du département vont pouvoir commercialiser un peu plus librement leurs bovins mais…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site le Paysan Tarnais
Consultez le journal le Paysan Tarnais au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal le Paysan Tarnais