Viande bovine : production plus faible qu’attendu en 2025, baisse réduite en 2026 (Idele)
Après une chute plus importante qu’attendu en 2025, la baisse de la production française de viande bovine devrait s’atténuer en 2026, à -0,7 %, pour atteindre 1,253 Mtéc, selon les prévisions de l’Institut de l’élevage (Idele) publiées le 22 janvier. Ce ralentissement de la baisse s’explique par des « effectifs renforcés de génisses » (allaitantes notamment), résultats d’entrées en production perturbées par les maladies. La production de femelles, première catégorie, devrait donc se stabiliser, quand tous les autres types d’animaux sont attendus en baisse. Pour 2025, en revanche, l’Idele constate une chute de 2,6 % de la production totale, plus lourde qu’initialement prévu (-1,8 %). Une aggravation qui s’explique par le « contexte sanitaire » (mortalité, faibles croissances, problèmes de fertilité), ainsi que la « décapitalisation continue des dernières années ». Autre fait marquant de l’année passée : alors que la production de jeunes bovins (JB) était la seule à résister jusque-là, elle cèderait 4,6 % en 2025 et 2,1 % en 2026. En cause, « la hausse très rapide des prix du maigre », qui a « freiné la dynamique de réorientation des broutards vers l’engraissement français de jeunes bovins ». Les exportations de broutards ont ainsi « moins reculé que les années précédentes » (-3,2 % en 2025, à 915 000 têtes).