Vin : nouveau recul de la vendange en 2026, « une des plus faibles » sur trente ans
Selon de premières estimations, la vendange 2026 serait l’« une des plus faibles récoltes des trente dernières années », conséquence d’un recul des surfaces et de la sécheresse, a indiqué le 7 septembre le ministère de l’Agriculture. La production viticole française est chiffrée à 33,9 Mhl, soit une baisse de 6 % sur un an et de 17 % par rapport à la moyenne 2021-2025. En cause, des surfaces inférieures de 2,5 % à celle de 2025, qui a vu des aides à l’arrachage, et un été particulièrement chaud et sec. Ces vendanges restent cependant « marquées par de fortes disparités régionales », selon la note. Au plus mal, la Champagne voit sa récolte amputée de moitié par rapport à l’an dernier et à la moyenne quinquennale. Le bassin Bourgogne-Beaujolais affiche -33 % en comparaison de 2025 et de 2021-2025. Dans le Sud-Ouest, aussi en retrait (-2 % et -12 %), la vendange s’annonce toutefois « normale pour certains départements comme le Lot et Garonne », grâce à des pluies tardives. Si, dans le Bordelais et en Languedoc-Roussillon, elle augmente sur un an (respectivement +10 % et +5 %), son niveau reste faible comparé à la moyenne quinquennale (-11 % et -8 %), avec des surfaces réduites par l’arrachage de vignes (-5 % et -3 % sur l’année). Un bémol en Languedoc-Roussillon : « Cette hausse masque de fortes disparités locales, selon le recours des exploitations à l’irrigation, avec un vignoble très touché par la sécheresse dans le Roussillon. »